Pourquoi il faut vaincre l’immobilisme et la résistance au changement

goldfish jumping out of the water

Il est une allégorie qui m’a véritablement marqué de par la pertinence de son propos. C’est théorème dit du singe.

Cette petite histoire donc, raconte comment l’immobilisme peut s’introduire dans une entreprise, une communauté, et comment ce phénomène peut s’installer et perdurer pendant de longues années.

Une expérience a été faite avec un groupe de singes. Ceux-ci étaient dans une cage où une échelle était placée de façon à ce qu’ils puissent atteindre une banane suspendue. A chaque fois qu’un d’eux montaient l’échelle pour tenter d’attraper la banane, tous recevaient un puissant jet d’eau glacée. Très désagréablement surpris, ils finirent par ne plus rien tenter du tout.

Puis, le canon d’eau glacée fut arrêté et un des singes fut remplacé par un autre qui n’avait pas vécu l’expérience du jet d’eau. Tout naturellement, celui-ci se dirigea vers l’échelle et à peine eut-il atteint la première marche que ses autres congénères lui sautèrent dessus et le rouèrent de coups.

Très vite, il compris qu’il ne fallait donc pas monter sur l’échelle mais ne savait pas pourquoi !

Les singes ayant vécu l’expérience initiale furent petit à petit tous remplacés. Un par un, les nouveaux venus se faisaient passer à tabac dès qu’ils s’approchaient de l’échelle. Ce sont même les singes qui n’avaient pas connu l’expérience de la douche glacée qui étaient les plus agressifs envers les nouveaux!

L’injonction était dans les têtes, plus aucun singe qui séjourna dans cette cage ne monta sur l’échelle !!

Quand on vous dit que les habitudes ont la vie dure ! C’est peu de le dire non ?!

Cette parabole des temps moderne, nommée aussi « théorème du singe » permet d’expliquer le fonctionnement du conditionnement mental. Elle est permet de comprendre les sociétés dont parfois le fonctionnement semble bloqué dans des croyances acquises et jamais remises en cause. Elle est parlante aussi dans le fonctionnement familial: On adopte la même religion, les mêmes valeurs que celles transmise par ses parents, on s’approprie les idées politiques de son entourage, on développe un goût ou une aversion pour certaines choses… Cela me fait penser aussi à  ces villages où les voisins se détestent de génération en génération, sans que plus personne ne sache vraiment pourquoi. Nous sommes donc tous conditionnés par notre vécu et notre environnement.

Bien que ne craignant plus d’être aspergés, les singes de notre expérience ont consolidé un comportement interdit. Le conditionnement, qui est toujours une association « stimulus-réponse » est passé de « escalade-douche froide » à « escalade-châtiment corporel ».

On change ainsi de registre, le conditionnement devient social. Plus exactement, il devient « culturel » dans le sens où il s’agit d’un comportement porté par une population donnée et qui va se perpétrer dans le temps alors qu’il ne repose pas/plus sur aucune donnée extérieure. L’instinct de protection du groupe amène à punir par anticipation celui qui souhaite tenter sa chance et « sortir du lot ». Le positif dans ceci, c’est qu’il y a quand même une sorte de solidarité, une protection dans un groupe. Si vous en sortez, tant pis pour vous, c’est à vos risques et périls !

Cela m’emmène à une autre question que je me suis souvent posé : comment concilier la liberté/créativité qu’offre l’anticonformisme et la sécurité/protection qu’offre le conformisme? Lorsqu’on est conforme, parfaitement adapté, et respectueux des règles et usages, on n’évolue pas soi-même, et pire, on ne fait pas évoluer le système dans lequel on vit. Or, dans la nature très darwinienne, ce qui n’évolue pas est destiné à disparaître.

Je pense qu’on ne devrait jamais laisser personne nous dicter quoi penser, dire ou faire, encore plus lorsque l’expérience de référence est perdue! Expérimenter le plus de choses possible par soi-même est la seule façon de se révéler et de découvrir ses vraies limites.

La plupart du temps, en réfléchissant bien, on n’a pas grand chose à perdre mais tellement à gagner en osant briser les règles!

Au final, ce sont les fous, les rebelles, les aventuriers, les “casse-cou” qui assurent la survie de notre espèce, son évolution et son adaptation indispensable à sa pérennité. je ne me lasse pas de cette publicité Apple:

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« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Mark Twain

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