Canada 101 : Immigrer au Québec pour les nuls

Depuis quelques temps, l’idée d’aller chasser le Caribou dans le grand nord du continent américain recommence à me titiller. Je me souviens quand j’étais encore au lycée en Afrique. Dans mes rêves les plus fou, le Canada occupait magistralement podium de mes destinations d’immigration. Dans mes rêves les plus fous, je me voyais partir étudier en Master dans une université canadienne, puis enchainer sur un doctorat aux Etats Unis et enfin revenir en Afrique devenir le BIll Gates africain. 🙂 Jamais je ne m’imaginais poser les pieds en Europe, encore moins y séjourner si longtemps. « le rêve américain » était parvenu jusque dans les coins reculés du tiers monde.

Finalement, par un concours de cisconstances, je suis arrivé en France, puis je m’y suis habitué et petit à petit, mon « rêve » américain s’est estompé et a finir par se perdre dans les méandres de ma mémoire. Jusqu’à ce que je subisse…

…l’électrochoc du plafond de verre en France

Ce n’est un secret pour personne. J’ai suffisamment bloggé sur ma déception de mon séjour en France. Je ne vais pas revenir dessus. Ce n’est pas le sujet. Sauf que par hasard, je suis tombé sur une plaquette commerciale du gouvernement canadien qui vantait le Québec et encourageait les gens comme moi à venir s’y installer. Tout à coup, comme le phonenix qui renait de ses cendres, je suis retourné aux fondamentaux. A mes rêves de gosses… Alors, je me suis mis en tête de retourner à l’état dans lequel j’étais quand j’avais 15ans, et de me donner un coup de pied au cul pour vivre ENFIN cette vie dont j’ai toujours rêvé. Du coup, j’ai passé une bonne partie de ma matinée à fouiner sur le net à la recherche d’informations sur les procédures d’immigration au Canada. La bonne nouvelle? Le canada accueille toujours à bras ouvert les travailleurs qualifiés. La mauvaise? Avec les conditions de vie qui se dégradent de plus en plus en Europe, le nombre de demandes augmente à un rythme fou et il se pourrait que les conditions soient durcies d’ici peu.

Alors, comment immigrer au Canada si on est travailleur qualifié?

La procédure est en fait simple…Ou pas! selon comment vous voyez les choses. Etant étranger diplomé d’une grande école française, je ne vais donc parler que du cas qui me concerne. Celui d’un africain ayant obtenu son diplome en France et qui choisi de partir s’installer au Canada en tant que « travailleur qualifié ». La procédure entre le dépot de la demande et l’installation effective au Canada, prends à peu près un an. Le Canada étant un Etat fédéral(chaque province est plus ou moins autonome), la plupart des provinces canadiennes ont conclu un accord avec le gouvernement fédéral du Canada leur permettant de sélectionner eux même les immigrants qui souhaitent s’établir sur leur territoire. Ainsi, selon que vous envisagez par exemple de vous installer à Toronto ou à Montréal, il vous faudra au préalable vous adresser au gouvernement de la province de l’Ontario ou du Québec. Si vous souhaitez immigrer au Canada à titre de candidat d’une province, vous devez d’abord présenter une demande à la province dans laquelle vous souhaitez vous établir et suivre la procédure de désignation. La province évaluera votre demande en fonction de ses besoins en matière d’immigration et de votre réelle intention de vous y établir. Une fois l’accord de la province obtenu, il vous faudra faire la demande officielle d’immigration au gouvernement fédéral.

La province du Québec par exemple est responsable de la sélection des travailleurs souhaitant s’installer sur son territoire. Le Québec sélectionne les candidats à l’aide d’un ensemble de critères qu’il a lui-même établis en fonction de ses objectifs en matière d’immigration. Si le candidat est sélectionné, il reçoit un certificat de sélection du Québec (CSQ), et peu alors déposer une demande officielle auprès du gouvernement fédéral canadien. En plus des formulaires officiels à remplir et des frais de traitement à payer, le candidat à une sélection du Québec doit fournir avec sa demande un certain nombre de documents :

– Une photocopie de son passeport en cours de validité

– Une copie certifiée (dans une mairie) conforme de son certificat de naissance

– Une copie assermentée (au tribunal) de son titre de séjour en cours de validité

– Une copie certifiée conforme des relevés de notes et diplômes universitaires

– Une attestation/certificat pour les stages et emplois effectués par le passé (délivré par les employeurs)

– Les photocopies des trois derniers bulletins de paie s’il y a lieu

– Les résultats originaux du « Test de connaissance de Français » TCF, ou TEFAQ (des centres de passage sont présents plupart des villes de France).

– Les résultats originaux du test de connaissance de l’anglais (IELTS) s’il ya lieu (ce document est facultatif)

Une fois le dossier complet envoyé au bureau de sélection du Québec, ce dernier peut soit répondre directement favorablement (dans ce cas vous recevrez alors par la poste votre Certificat de sélection du Québec), soit vous convoquer pour un entretien afin de vérifier les renseignements fournis dans votre demande, soit vous notifier une intention de refus (en précisant pourquoi votre demande a été rejetée).

Pour l’instant donc, je n’en suis qu’à l’étape initiale: réunir toutes les pièces exigées. Le voeux initial aurait été d’aller dans l’Ontario et plus précisément à Toronto, en raison de l’importance de sa place financière et de son dynamisme économique. Mais pour l’instant, le Québec semble plus attractif et surtout plus abordable financièrement. J’essayerais de bloguer de temps en temps sur l’évolution du projet. Partir en Amérique du Nord me ferais un énorme bol d’air frais.

17 Commentaires Canada 101 : Immigrer au Québec pour les nuls

  1. Virg.

    Nous allons à Toronto à la fin du mois… ça serait cool si on pouvait en profiter pour se revoir un coup!!!… Et ne me dis pas que je ne t’ai pas prévenu assez tôt!! Il te reste une dizaine de jours! :p

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  2. caméléon

    Prenez garde, le Canada non plus n’est pas le paradis. On y rencontre parfois plus de difficultés qu’en Europe. Tout ce qui est écrit pas le Gouvernement Québécois/Canadien à propos de l’immigration n’est que de la communication. Quand vous y arrivez, on vous demande d’allez reprendre les cours (ce qui n’est pas gratuit) à l’Université car les diplômes (même européens) que vous avez ne sont pas reconnus. Ils ne reconnaissent que les diplômes américains. Si vous êtes un battant et que vous retournez aux études, il reste le boulot. Les immigrants ont souvent assez de difficultés à trouver un emploi à la hauteur de leur compétences, et si vous ne parlez pas anglais, vous êtes foutus (même au Québec). Ils exigeront que vous ayez l’expérience canadienne, ce qui n’est pas possible parce que vous venez juste de débarquer. Il y a aussi les ordres bizarres (ordre des médecins, avocats, …) qui vont vous fait baver.
    Si au bout de quelques années vous ne parvenez pas à vous insérer (ce que la communication officielle ne vous a jamais laisser penser), vous vous découragez, vous perdez votre petite économie et vous vivez désormais des aides du Gouvernement. Moi, je dirais comme les Etats-Unis, que le Canada est bon pour les africains qui n’ont pas assez de niveau. Quand vous êtes un africain bien instruit, rentrez tranquillement en Afrique et entreprenez quelque chose. L’avenir est de ce côté là. Vous voyez les Chinois qui y viennent par millions, les multinationales occidentales qui y débarquent chaque jour, etc. Si n’y avait pas d’opportunités dans cette partie du monde tel qu’on vous le fait croire, qu’est-ce que tout ce beau monde cherche alors en Afrique? Les débuts seront difficiles, certes, mais l’avenir est ici. Parole d’un immigré de retour sur sa terre natale.

    Pour conclure, je dirai que le Canada (comme tous les pays qui favorisent l’immigration) constituent une « trappe à homme » dans laquelle il faut éviter de tomber. Non seulement on vous ponctionne votre petite économie, mais vous faites fonctionner l’économie du pays en occupant les petits boulots largement en déça de votre qualification. Et fait plus important, vous leur « fabriquez » des enfants qui vont les aider à payer une dette colossale qu’ils n’ont même pas contracté.

    Il y a un autre fait que j’oublias et qui est propre au Québec : le réseautage. Cherchez à comprendre ce que cela signifie.

    Merci

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    1. Neo

      @ Cameleon,

      En effet! Il serait naif de croire que le paradis se trouve quelque part. Les obstacles sont les mêmes quelque soit le pays d’immigration. Pour s’intégrer, il faut obtenir des diplômes locaux, parler la langue, et surtout acquérir de l’expérience sur place. Le même problème se pose dans le cas du retour à la maison.

      Par contre, je suis radicalement opposé à votre avis selon lequel l’Amérique du Nord n’est bon que pour les sans-diplomes qui se contentent des allocations. Ceux là, très peu de pays en veulent. Je ne pense pas que le but de l’immigration soit d’aller profiter des aides publiques là où on se trouve. S’expatrier c’est surtout aller profiter des opportunités (à la fois professionnelles et humaines). C’est justement pour ne pas vivre des « aides » et « petits boulots » en finançant le déficit public de la France que je m’en vais ailleurs. Là où les uns voient difficultés, les autres voient opportunités. Comme j’ai dit au début de l’article, le Canada comme la France, n’ont toujours été que des étapes…

      J’ai toujours dit que mes enfants grandirons en Afrique! Même si Papa peut leur payer Harvard.

      Pourquoi je ne rentre pas aujourdhui? Parce que je ne suis pas encore suffisamment indépendant et que je ne tendrais la main que pour donner, pas pour quémander. Ce sera d’ailleurs le sujet d’un prochain article…la question du retour…

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  3. Michouz

    Je suis d’accord avec Caméléon sauf quand il parle du découragement.

    Le processus dont il parle est réel. (reconnaissance de diplôme, expérience canadienne, ordre professionnel, anglais etc.). Je pense à 200% qu’il vaut mieux immigrer directement à Toronto. Le CSQ du Québec est une perte de temps. Le Québec n’offre pas tant une plus value que le reste du Canada à part des taxes supplémentaires, double taxe, double procédure, lois spéciales Québec etc.

    Le Canada est une trappe à Hommes comme tout pays, tout dépend de comment on vit l’expérience, de la rapidité avec laquelle on comprend le système, des objectifs qu’on se fixe, des valeurs de vie etc.

    « Jeunes de France, barrez-vous » comme il est écrit dans la Tribune de Libération, pour vous aérer, mieux revenir, repartir, changer de trajectoire etc.

    Pour finir, je pense que le Canada (l’Ontario) a des opportunités à offrir pour quelques années encore beaucoup plus que la France.

    L’Amérique du Nord est complètement différente de l’Europe dans la manière de travailler, de penser, de vivre. C’est une expérience difficile mais enrichissante sur tous les plans.

    Une immigrée qui s’intègre à Montréal (jusqu’à la prochaine immigration…:-)

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  4. Lyriciste&Analyst

    Slt Néo,
    Je te pensais à Chicago already…
    anyway, mon point de vue : tout est possible à Montreal
    Si on te parle d’expérience canadienne c’est que tu n’a pas réellement convaincu lors de l’entrevue (oui ca se dit entrevue au Quebec)
    Et oui, il existe des ordres mais c’est encore minoritaire …
    Il y’ a 2 ou 3 fois par an, un salon de l’emploi au Qc à Paris, ca peut etre un bon point de départ pour tes recherches…peace

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  5. Titouze

    Salut Neo, je parcours ton blog avec beaucoup d’attention car sur pas mal de sujets, je partage tes points de vue.

    Comme toi, j’ai fait une grande école de commerce et aujourd’hui je travaille dans une boite française qui est leader mondial dans son domaine d’activité.

    Malgré que de l’extérieur, on puisse affirmer que j’ai réussi, je ressens quand même une forme de malaise par rapport à cette société française où je pense l’immigré africain est non pas regardé avec condescendance mais plutôt comme un objet de curiosité, comme un objet exotique qui doit à tout prix s’intégrer aux moeurs françaises (car comme me disent naïvement mes collègues, c’est bizarre votre manière de faire en Afrique, en France nous on ne fait pas ça) et mener sa petite vie tranquille sans faire de vagues. Ce que je veux dire c’est qu’après 2 ans d’expérience professionnelle, j’ai malheureusement encore cette sensation d’horizon bouché que j’avais dans ma vie professionnelle antérieure en Afrique.

    C’est la raison pour laquelle je songe à immigrer également au Québec, je suis d’ailleurs déjà détenteur du CSQ qui expire en fin 2014 et j’aimerais profiter des retours d’expérience de ceux qui lisent cet article et qui sont déjà sur place. Je précise que je suis contrôleur de gestion et je prépare actuellement le Certified Management Accountant de l’Institute of Management Accountant pour faciliter mes démarches de recherche d’emploi le moment venu. Je te conseille d’acheter ce guide (http://livre.fnac.com/a4050719/Laurence-Nadeau-S-installer-et-travailler-au-Quebec )que je possède déjà et qui est vraiment complet à mon avis.
    Je sais bien qu’immigrer n’est pas une chose facile mais j’ai bien l’impression que le Canada est un de ces pays qui dans l’esprit de ces politiques souhaite s’enrichir de la contribution humaine et matérielle des nouveaux arrivants sur ses terres.

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    1. caméléon

      Cher ami, je te conseille de garder ton emploi en France, d’économiser de l’argent et de venir investir dans une entrerpise en Afrique. Au Canada, tu ne vaudras rien, tes expériences seront nuls et tu devras repartir à zéro où tu n’as même pas la certitude de trouver quelque chose à la hauteur de ce que tu fais actuellement. Je connais des medecins, des avocats, des ingénieurs africains qui avaient ce même sentiment et qui sont partis au Canada. La plupart sont devenus qui chauffeurs de taxi, qui vendeurs de journaux, qui vendeur d’essence, qui infirmier (alors qu’ils étaient spécialistes en France), etc. Bref, c’est pour te dire que ton entreprise est risquée. A mon avis, le Canada est bon pour les jeunes qui n’ont pas encore un emploi, une famille et qui n’ont pas assez de niveau.

      Je te conseille de lire ce livre: Immigration au Canada : Du rêve au Cauchemar de TOKPA CLEVER LISTEN. Il n’est pas du tout cher, il ne coûte que 16 euros. Après tu pourras décider en toute conscience.

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      1. Neo

        @ Caméléon,

        Rassures toi! je sais très bien dans quoi je m’engage. Je ne pars pas m’installer au canada pour y vivre et y trouver un emploi pépère. J’ai un autre but. Just keep in touch…

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  6. Titouze

    @caméléon, Merci pour le conseil. Je ne manquerai pas de lire le bouquin dont tu parles. Vaut mieux toujours avoir 2 versions contradictoires d’une histoire pour se former son opinion. Thanks

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    1. piterson

      Good day Mr.Piterson.. This depends on how many applications you send and whether your skill set matches that of the employer. Carpentry is actually a good area because lots of companies in Canada are looking for carpenters and are having a hard time finding Canadians for the positions. Prepare a good CV and cover letter and apply to as many companies as possible. Just be patient because it does take some time. You might find the following article useful (it provides tips on finding jobs in Canada): http://www.uniivaa.com/108-grab-that-job-in-canada-with-a-cool-head

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  7. Stephan

    Hello Neo,

    J’avais lu dans un article que tu avais d’abord passé 6 mois au Québec avant d’aller à Toronto, étant selectionné par entry express (federal skilled worker) tu avais l’autorisation d’attérir au Québec ?
    Ou alors j’ai halluciné/mal lu en fait ?

    Bonne journée ^^

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    1. Neo

      Oui tu as très bien lu.
      Peu importe par quel moyen tu as ton visa, tu as le droit absolu d’atterrir et de t’installer n’importe où au Canada.

      C’est comme prendre un visa pour visiter France et puis finalement choisir d’atterrir/séjourner en Allemagne. 🙂

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      1. Stephan

        Whaaaat, je suis surpris, j’ai toujours lu que si on était sélectionné par FSW on pouvait atterrir partout sauf au Québec mais que justement ceux qui avaient été sélectionné par le QSW pouvait atterrir partout même hors du Québec.

        C’est curieux parce que j’ai lu sur canadavisa que les agents d’immigration peuvent refuser de faire les procédures si tu viens au Québec sans le CSQ et sans preuve que tu comptes prendre immédiatement un vol en dehors du Québec…

        Enfin de toute facon entry express doit être plus rapide à en juger par les délais dont j’entends parler pour le QSW (3ans+), ca m’a l’air d’être une meilleure stratégie de postuler pour le FSW

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        1. Neo

          La confusion provient du fait que beaucoup ignorent la différence entre Fédéral et Provincial.
          La délivrance du Visa (donc du droit d’entrer sur le sol Canadien) est une compétence exclusivement Fédérale. Aucun pouvoir « provincial » ne peux t’interdire d’entrer ou de séjourner au Canada.

          Ya des agents d’immigrations provinciaux, et des agents d’immigration Fédéraux. ces derniers (federaux) ont plus de pouvoir, donc le dernier mot.
          Le gouvernement Fédéral « permet » à certaines provinces comme le Québec de « parrainner » des immigrants en fonction de leurs besoins specifiques.
          L’agent d’immigration du Quebec après t’avoir donné le fameux CSQ à joindre à ton dossier t’enverra vers l’agent Fédéral (où tu déposera un ton vrai dossier d’immigration cette fois) et c’est ce dernier qui a le pouvoir de te donner ou non le visa qui te permettra d’entrer au Canada.

          Donc QSW = deux demande, donc deux fois plus de temps.
          FSW = 1 seule demande, donc plus rapide.

          La raison pour laquelle bcp de francophones passent par le Quebec est qu’ils ont peu de chances au niveau federal en général, mais ont un atout particulier dans leur profil qui intéresse la province. Du coup, le « parrainnage » de la province permet de faire passer leur dossier au Fédéral. Le fédéral précise que si tu envisages de vivre au Quebec, le CSQ est obligatoire dans ton dossier.

          A la fin, le résultat est le même : tu es libre d’atterir et de t’installer où tu veux. Mais il ne faut pas le dire avant d’avoir eu ton visa. Surtout si tu passes par le parrainage d’une province. lol
          Quand j’ai atteri à Montreal j’ai dit à l’agent (Federal) a l’aeroport que jetais de passage à Montreal et que ma destination finale etait Toronto (ce qui n’était pas faux).

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          1. Stephan

            Enorme, merci pour ton message, j’avais des doutes mais c’est très clair !
            En tout cas je continue de suivre ton blog assidument depuis fin 2015, je me retrouve dans pas mal de choses que tu écris vis à vis des (étudiants) étrangers en France etc (je suis étudiant en grande ecole actuellement) et je ne songe qu’au moment de mon départ…

            Bon boulot en tout cas un vrai plaisir de lire ton blog !

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