Canada : le revers de la medaille

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Comme promis et pour faire suite au précédent article, voici quelques-unes des choses que j’aime moins bien au Canada. Naturellement, mes propos sont a nuancer car ils ne sont que le reflet de mon expérience personnelle et complètement subjective.

Le cout des services télécoms et bancaires

L’une de mes premières mauvaises surprises au canada fut le cout des services bancaires et télécoms.

Si français ont le triple Play (télé + téléphone +internet à 30 euros), les canadiens et américains eux ont le triple pay. La télé, le téléphone et internet coutent chacun séparément 30euros environs. Soit un total presque 9 fois plus cher. Idem pour les forfaits portables. De plus, chaque appel est facturé aussi bien à celui qui appelle que celui qui reçoit. Hé oui! Que tu reçoives ou émette un appel, ça te coute du crédit indifféremment. Tu n’as donc pas intérêt a être pauvre si tu veux rester joignable.

Les banques elles ne sont pas en reste. Tandis que les comptes bancaires sont quasiment gratuits en France, j’ai eu la mauvaise surprise de constater que les banques ici facturent (et pas qu’un peu) des frais de tenue de compte élevés (en moyenne 15$/mois juste pour avoir un compte bancaire normal)!!! Sinon, l’autre option est de faire payer les opérations a l’unité. Si si! C’est à dire un dépôt = des frais; un chèque encaisse ou débité = des frais; un virement=des frais; un prélèvement=des frais; un retrait au distributeur=des frais…chaque ligne de transaction apparaissant sur votre relevé se paye.

La disparité entre régions/provinces

Chaque province ayant ses lois et réglementations, le cout pour des services identiques varient énormément selon la région dans laquelle vous vivez.  Qu’il s’agisse du cout des communications, des assurances, des impôts, des soins de santé, etc.; le prix n’est pas le même selon que vous habitiez à Calgary, Vancouver ou Ottawa.

Là où un habitant de Montréal (Québec) paierait 50$/mois sont assurance auto, l’habitant de Toronto (Ontario) ayant exactement le même profil et la même voiture payerait le triple. Cela s’explique par le fait que le gouvernement provincial du Québec (où les impôts sont plus élevés), prends déjà en charge une bonne partie de l’assurance tandis que l’Ontario a choisi de laisser faire les assureurs privés.

Chaque zone possède un indicatif téléphonique différent et le cout d’un appel dépends de la zone d’où vous appelez, de la zone où vous appelez, et de la zone à laquelle vous appartenez. Même principe en ce qui concerne le cout des études ou encore les soins de santé. Imaginez le casse-tête que ça représente pour celui qui se déplace souvent à l’intérieur du pays.

Tout se réclame et se négocie…au téléphone

Si vous déménagez en Amérique, préparez-vous à passer des heures au téléphone avec chaque service clientèle de chaque compagnie à laquelle vous aurez affaire. En partie a cause du point précédent (disparités de prix pour les mêmes services) qui engendre une multitude de traitements au cas par cas. Les services clientèles et marketings sont des services ou le boulot ne manque jamais. Ceux-ci ont toujours une remise ou une promotion quelconque à vous offrir pour vous amadouer; ou bien quelque nouveau produit à vous faire signer. Surtout que le client (qui est réellement roi pour le coup),  a tendance à changer d’avis tous les jours en fonction des opportunités. Résultat des courses : gérer ses factures et ses finances personnelles demande un temps considérable. La règle générale c’est comparer, choisir, négocier, payer, puis refaire pareil tous les 3 mois. En six mois ici, j’ai déjà passé plus de temps au téléphone avec les services clientèles que pendant l’ensemble de mes 10 années passées en France.

L’éloignement géographique

On n’a pas la même notion de distance lorsqu’on vit en Amérique. Un des plus grands atouts de l’Europe comme je le disais ici, c’est sa densité de population. J’aimais particulièrement le fait qu’on pouvait rallier n’importe quelle métropole européenne en une heure de vol a peine (et pour un prix dérisoire); ou encore avoir un vol direct pour n’importe quel coin de la planète.

De ce côté ci de l’océan, conduire 7h pour se rendre d’une ville à l’autre parait banal pour tout le monde; à défaut de payer un bras pour faire le même chemin en avion. De plus, le seul pays limitrophe étant les USA, on a vraiment l’impression ici d’être isolé du reste de monde. Les problèmes et crises du monde (guerres, épidémies….) paraissent tellement éloignés qu’on a beaucoup plus de mal à se sentir concernés.

L’hiver…

…mais ça, on s’y habitue parait-il.

 

2 Commentaires Canada : le revers de la medaille

  1. oswald

    Non, votre avis n’est absolument pas subjectif…plutôt objectif même….
    En France, la combo Internet+Tel+TV avec freebox = 30 euros! Ici c plus ou moins 30-40 dollars chacun pour environ 100 dollars le tout….Mais le truc c’est que tout le monde y est habitué…ET ne pourrait se passer d’Internet….un monde sans Internet étant inimaginable….les opérateurs en profitent….
    Pour « l’éloignement géographique »…..c’est relatif; je veux dire surtout que les crises en Amérique du Sud parleront plus que celles d’Afrique ou du Proche-Orient du fait qu’il y a plus de probabilité de retrouver ces types de populations (les immigrants hispaniques..)

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