Combien vaux-tu? Réflexions sur le fondement de la vraie valeur des choses.

Jeu de Monopoly : (c) GSAndre - flickr.com

Jeu de Monopoly : (c) GSAndre – flickr.com

En ces temps de crises en tout genre, les questions d’argent ne sont pas une mince affaire. Avec tant d’inquiétude au sujet de l’argent et les finances, il n’est pas rare de voir des gens s’interroger sur la valeur des choses qui les entoure et même sur leur propre valeur. Combien sont choqués de indécence des salaires de certains sportifs, certains grands patrons (jugés inutiles) face à la misère des profs ou des ouvriers par exemples (jugés plus utiles à la société). Pourquoi Kim Kardashian dont personne ne sait réellement son utilité à la société gagne t’elle plus qu’une infirmière qui sauve des vies ou qu’un chercheur qui travaille sur le remède du Cancer?

Le salaire et le malaise

Le sujet de l’argent est toujours le moment de la conversation où le malaise s’installe. Qu’il s’agisse de business ou de simples relations amicales, aborder la question de l’argent n’est jamais une mince affaire. D’un côté, c’est souvent la gêne de dévoiler son compte bancaire ou ses attentes, de l’autre c’est la réaction face à un niveau de revenu ou des attentes jugé démesuré.  Personne n’a trop envie de parler de « combien il vaut » de crainte de pas exiger suffisamment ou au contraire de ne pas avoir assez à offrir.

Quel salaire vaut-on au juste?

Pas facile de répondre à ça. Ça dépend du point de vue :

Pour l’employé : Jamais assez

Pour l’employeur : Toujours trop

Pou le financier : Le salaire est une variable dans le calcul de la profitabilité

Pour l’’économiste : Ton salaire vaut autant que ce qu’une entreprise est prête à payer

Pou le syndicaliste : Les patrons sont tous des #@$%@ de pourritures!

Pour Simon Kimbangu : Ton salaire m’appartient selon les recommandations de Jésus-Christ en personne

Pour ton ami : Je connais un gars dont le frère gagne quatre fois ça en travaillant moins!

Pou ton collègue : C’est pas de tes affaires

Pour ta mère : Ha, mon p’tit bébé a tellement grandi!

Bref, malgré tout, ça reste simple. D’un bord, on doit être rémunéré à sa juste valeur, de l’autre on doit vendre un employé plus cher que ce qu’il coûte. Puis aux extrémités, ceux qui se croient uniques, indispensables et pensent valoir un max de blé et de l’autre, ceux qui pensent arnaquer un employé en l’embauchant à rabais.

Qu’est ce qui donne de la valeur à quelque chose ou à quelqu’un ? Qu’est ce qui fonde la valeur ? Voilà bien une question d’économiste.

Valeur d’usage et valeur d’échange.

Il faut distinguer l’usage naturel des choses (valeur d’usage) et l’usage non-naturel, dans le but d’acquérir un autre objet, par la vente ou l’échange. La valeur d’usage de quelque chose est son utilité, le besoin qui est ressenti pour lui (ainsi on achète une paire de chaussures pour se chausser) ; la valeur d’échange est son prix (on peut aussi acheter une paire de chaussures pour la revendre).

Personne n’oserait remettre en question la valeur importante pour la société d’un professeur, d’un chercheur, ou d’un pompier. Mais ils ne s’agit à que de leur valeur d’usage. leur valeur d’échange par contre est insignifiante, pour la simple raison qu’ils sont facilement remplaçable. Il en est de même pour un jeune diplômé, ou un employé non qualifié.Inversement, Bien que Zlatan Ibrahimovic ai une valeur (d’usage) insignifiante pour la société, sa valeur d’échange elle, vaut son pesant d’or. Parce qu’il est extrêmement plus difficile de remplacer un sportif de haut niveau que de remplacer un professeur. Le premier sera toujours mieux payé que le second.

Le prix d’un objet dépend du degré désir de son acheteur et de la difficulté qu’il a à se le procurer.

Un bien n’aura de valeur qu’en fonction de son contexte (usage/echange) et de son utilité (marginale). Il n’a pas de valeur « objective », en tant que tel. Ce qui revient à dire, finalement, que rien n’a de valeur « intrisèque » , que tout a seulement un prix. Et que l’étude de la valeur d’usage de quelque chose relève désormais de la psychologie. Si tu t’interroges sérieusement sur ta valeur, tu as intérêt à bien séparer ta valeur d’usage de ta valeur d’échange; parce que c’est uniquement l’interaction avec autrui qui donne de la valeur aux choses.

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