Le défi du monde face à la montée de l’islam radical

« Le problème du XXe siècle était le communisme. celui du XXIe sera l’Islamisme!.”

islam

Voici une réflexion qui m’est venue sur la question de la possibilité de concevoir un islam laïque, suite aux attentats contre le journal satirique français Charlie hebdo et ses répercutions dans les pays africains, notamment ceux à forte communautés musulmane.
Comme tout le monde, j’ai été choqué par le meurtre des journalistes de Charlie Hebdo. Comme tout le monde, j’ai scandé « Je Suis Charlie ». Ce fameux slogan qui a suscité de débats interminables sur les réseaux sociaux, entre les « je suis charlie » et les « je ne suis pas charlie ». Bien que n’étant pas un grand fan de Charlie Hebdo (dont je confesse d’ailleurs n’avoir jamais acheté un seul numéro), j’ai proclamé « je suis Charlie » tout simplement parce que ce slogan signifie pour moi « personne ne devrait mourir pour avoir osé exprimé ses idées/opinions, fussent-elles choquantes ». Encore moins sur un sujet comme la religion, encore moins dans un pays comme la France. Certains ont d’ailleurs pointé à juste titre que la vague d’émotions suscité par cet événement semblait hypocrite; surtout lorsqu’on sait qu’au même moment d’autres milliers de personnes étaient victimes quotidiennement des conflits au Moyen Orient et en Afrique dans l’indifférence générale.

Il est indéniable que la France a le mérite d’avoir été une des nations à l’avant-garde de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Pour tous ceux qui l’auraient oublié ou l’ignoreraient, la République Française s’est cimentée lors de la révolution de 1789, où le peuple s’est soulevé pour mettre fin à la monarchie, aux privilèges associés à la royauté et au clergé. Pour avoir vécu en France, je ne peux contester le fait que ces idéaux laics hérités de la révolution constituent l’unes des qualités majeures du pays. Cette société qui est passée de royaume à république, ne peut donc fonctionner normalement, voir même survivre, que si elle est laïque, car il est clair qu’elle rencontrerait des difficultés, si toute une frange de la population ne reconnaissait pas l’autorité de l’Etat, ce qui serait en effet inévitable si une religion était favorisée pour se confondre avec le pouvoir.

J’ai souvent écrit sur la France, sa politique migratoire et sa politique étrangère vis à vis de ses anciennes colonies qui crée des français de seconde zone.

Pour former une société, il s’agit également de mettre en avant ce qui rassemble, et non ce qui divise ; c’est pourquoi dans une société multiculturelle et laïque, il est absurde et irresponsable de se définir par sa propre spiritualité. Un citoyen responsable se définira plutôt en tant que défenseur des valeurs de son pays, car ce sont ces valeurs seules, qui sont capables de fédérer l’ensemble des citoyens et de leur permettre de se concevoir un avenir commun.

Un citoyen ne se définissant pas par sa spiritualité, mais plutôt par le fait qu’il défende les valeurs de l’Etat, l’Etat étant laïque et devant veiller à l’intérêt de ses citoyens, il devient évident qu’il serait aberrant pour le pouvoir de placer une religion (donc une forme de spiritualité) au-dessus du principe de la liberté d’expression, qui est l’une des valeurs défendues. Aux yeux d’un Etat laïque, l’un de ses citoyens n’est pas d’abord musulman, chrétien ou juif. Ce sont d’abord des êtres humains avec lesquels on partage des valeurs, ce qui permet par ailleurs l’application des Droits de l’Homme.

Respecter les croyants ? Oui, en tant qu’ils sont de bons citoyens. Car en quoi les français devraient renoncer à leurs propres principes qui représentent tant de progrès pour lesquels leurs ancêtres se sont battus et même parfois sont morts ? Nous devrions refaire de la religion une camisole mentale dont il est impossible de se libérer?

Plus les communautés seront à contre-courant du savoir scientifique et intellectuel plus ils seront abrutis par l’enseignement religieux et plus ils seront violents. La violence est leur seul mode d’existence. La spirale de la violence ne peut qu’être brisée que par que par un Tsunami culturel.

La pauvreté à défaut de générer la violence rend les pauvres vulnérables et proies faciles aux faux prophètes qui à force d’endoctrinement lobotomisent les pauvres et les fanatisent pour les transformer en véritables brigades des martyrs dévoués à la cause divine qui devient ainsi la source de violence.

Pour éradiquer la violence née du fanatisme religieux, il faut éradiquer la pauvreté. Fermer les espaces de la culture de l’intolérance, mettre hors d’état d’endoctriner les faux prophètes, en ouvrant au maximum des écoles laïques, donner le pain de la dignité au peuple, celui que l’on se procure par soi à la sueur de son travail, éduquer, instruire et former, créer les conditions du développement économique et sociales, faire de l’Homme acteur de sa vie et le vrai architecte de son destin politique et non l’éternel objet dépourvu d’intelligence et de discernement, en finir avec la main mise de la religion sur la vie des gens, il faut révolutionner les mentalités, briser la chaîne du despotisme, changer la vie des gens si l’on veut réellement rompre avec l’éternel immobilisme qui frappe les sociétés fortement islamisées.

Vaste chantier!

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