Le syndrome du chic type…

altruisme

Alors que j’avance dans la compréhension de mes symptômes, je rebaptiserais bien mon syndrome du chic type en syndrome du chevalier blanc ou du bon samaritain.

Ill parait que je souffre du syndrome du chevalier blanc prêt à défendre sa dulcinée ou n’importe quelle jeune femme en détresse qui lui fera les yeux doux, prêt à sauver la veuve et l’orphelin, à me battre pour la justice et les opprimés.

Non content de vouloir être gentil, patient, serviable, « compréhensif » jusqu’à la complaisance, favorable à l’égalité des sexes mais néanmoins galant (en principe faudrait choisir) et dédaigneux de mes propres désirs et besoins, bref d’être un chic type, je m’efforce aussi d’être fort et courageux, sûrement pour me distinguer de mon père chic type lui aussi, et me croire encore plus « parfait » vis à vis des veuves et des orphelins.

Bien sûr je ne comprenais que les jeunes femmes en détresse n’aiment pas les chevaliers blancs, elles préfèrent les princes noirs diaboliques, il est vrai qu’avec eux ce sera plus marrant et plus épicé mais aussi, évidemment, plus dangereux. Les princes noirs diaboliques n’en ont rien à foutre de la misère dans le monde, pensais-je, ou des petits enfants au ventre trop ballonné, ils pensent surtout à leur pomme et ce n’est pas eux qui iraient se ridiculiser en allant, manifester pour la taxation des super-riches.

À première vue, le sauveur contemporain de la vraie vie peut sembler être le partenaire idéal, mais en réalité c’est un héros tragique. De fait, et sans en être conscients, les sauveurs recherchent des partenaires particulièrement démunis et vulnérables. Cependant, à un niveau plus profond, le sauveur chronique tente de restaurer une perception de lui-même négative ou endommagée, héritée de son vécu. Malheureusement, les choix du sauveur en matière de partenaires, et la façon dont il finit par traiter ces derniers, constituent souvent une répétition symbolique du type même de détresse dont le sauveur a fait l’expérience. Plutôt que de restaurer sa perception de lui-même, cette répétition donne au sauveur un sentiment de défaite. la plupart des sauveurs vont d’une personne vulnérable à l’autre, un peu à la façon de ces preux chevaliers volant au secours de la personne aimée sur leur cheval blanc. Au tout début d’une relation, le sauveur semble bienveillant et satisfait de son propre altruisme, mais à mesure que le temps passe, il se montre de plus en plus malheureux, déçu, critique et impuissant.

Parfois, en tant que chevalier blanc, je voudrais bien cacher mon armure mais la passion qui m’anime quand je constate un fait qui me met en colère roule en moi comme une rivière sortie de son lit après une mousson.

Et puis j’ai regardé dans le miroir où j’ai vu un petit négro à l’air content de lui, un peu trop bon vivant, ça lui fait mal aux genoux, je me suis dit qu’un petit minus d’un mètre soixante six avec des aspirations de chevalier blanc et des rêves de héros romantique des temps modernes c’est un peu absurde, ça la fout mal en fait pour l’image iconique mais qu’importe après tout.

Whatever…qui veut dire, c’est sans importance, Dieu (s’il existe) m’aidera, comme je dis toujours…

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