Quatre façons de se financer quand on a un projet

Vous avez envie de changer de vie? Vous envisagez de reprendre des études ? Vous avez une bonne idée et la fibre entrepreneuriale en vous vibre follement? C’est bien! Tout suite, la première question qui vous vient à l’esprit est : Mais comment vais-je vivre pendant le démarrage? En effet, il y a cette période critique, cette étape transitoire de pré-démarrage où on a zéro revenu alors que les dépenses, aussi banales que la bouffe et le loyer, continuent d’arriver. Voici donc d’après mon expérience, les quatre façons que je vois, de vivre en temps de disette :

La façon sans-risque

Vous avec un conjoint ou un parent qui a des ressources? Vous avez un emploi sympa ou un job (de merde)? Ne le quittez pas tout de suite! C’est votre source de financement numéro un. Les risques monétaires sont minimes quand on a un proche ou un patron qui finance notre projet (Souvent à son insu. Mais bon!). Par contre, il faut être prêt à travailler fort les soirs, les nuits et les weekends. Travailler sur des projets perso au boulot est une mauvaise idée. Perso, je l’ai déjà fait. Mais j’ai passé le cours Ne pas se faire prendre par le patron 101. C’est en tout cas l’une des façons idéales si on n’a pas de copine ou de gosse et si on veut pouvoir bosser le soir. C’est ainsi que j’ai financé mon dernier projet « voyage aux USA ».

La façon saut à l’élastique…sans élastique

Si on envoie tout balader et on fonce tête baissée sans filet de sécurité, quelles sont nos chances de survie? Disons 2%. D’accord, c’est suicidaire, mais si on survit, on va se rappeler du trip toute notre vie! On peut faire la même chose avec une startup. On lâche notre job et on se lance dans l’espoir du meilleur. Dans ce cas, le temps est notre ennemi alors il faut se grouiller. Ça ressemblera à des semaines de 165 heures de travail intensif jusqu’à ce qu’à ce que l’on génère des revenus. Certains réussissent. Plusieurs se plantent. C’est mauvais pour la santé à long terme, mais c’est bon pour l’adrénaline. C’est un peu ce que j’ai fait quand je suis parti en mission aux USA. J’ai renoncé à quelques offres en « Or » en France juste parce que j’avais envie de tenter l’aventure américaine et alors que je n’avais aucune idée de ce qui m’attendais là bas.

La façon bootstrap

On prend nos quelques économies et/ou financement obtenus des proches puis on vit avec la ceinture serrée. Ça veut dire manger du beurre de cacahuètes, des conserves et des pates bon marché à longueur de journée. La subsistance au minimum, mais subsistance quand même. L’important, ce de ne pas manquer de fric et de vivre. Ou survivre, selon le point de vue. Perso, j’aime bien cette manière. On apprend à faire un budget serré et à couper dans ce qui n’est pas essentiel. C’est d’ailleurs ma stratégie actuelle…plus pour longtemps je l’espère.

La façon saut à l’élastique avec un nœud coulant

C’est comme le saut normal sans corde, sauf que cette fois avec un nœud coulant attaché autour du cou. En effet, on va voir le banquier, les amis, on prend un gros crédit et on se finance des gros salaires sur le passif. Compte de dépense. Bonus de fin de mois pour avoir travaillé une semaine de 50 heures. Canapé flambant neuf dans notre appartement trop grand avec vue sur la mer dans la plus belle résidence de la ville. Semaines de 4 jours. Ça peut fonctionner un temps. Mais c’est vraiment comme foncer dans un mur avec une Ferrari en conduisant les yeux bandés. C’est arrivé trop souvent jusqu’à la crise de 2008. Ça arrive aussi à plus petite échelle avec des startups qui liquident leur cash flow en 3 mois sur du futile. ça m’est aussi arrivé avec mon pret étudiant liquidé en quelques mois. L’avantage c’est qu’une fois que la vie nous a foutu un bon coup de tête, on retiens la leçon une fois pour toute.

Bref, lancer un projet est une chose, gérer le cash flow en est une autre. Il faut trouver un équilibre dans une certaine peur de manquer d’argent. Une peur en effet. Parce que sans cette peur, la confiance prendra peut-être trop de place et mènera à des dépenses inutiles. Finalement, si vous n’êtes pas certain de vos projets, confiez donc le contrôle financier à quelqu’un d’autre, ou demandez conseil.

2 Commentaires Quatre façons de se financer quand on a un projet

  1. Kalagan

    Personellement, j’ai consacré pendant plusiers mois au moins 2 heures par jour à travailler sur mes projets personnels pendant mes heures de travail lorsque j’étais salarié, et cela ne m’a pas dérangé, au contraire 🙂

    Je travaillais à l’époque pour une grosse boîte, du CAC40, où passer inaperçu n’étais pas un problème. Je trouve que rentrer le soir chez soi, après une journée de travail et bosser sur ses projets, c’est tout de même fatigant. Autant profiter de son entreprise (surtout si elle vous propose un job de merde).

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  2. Neo

    Pas faux kalagan,

    C’ets vrai qu’on a la possibilité de bosser sur ses projets perso au taff. Mais ça dépends vraiment du poste qu’on occupe. Dans un grand groupe, c’est facile en effet de passer inaperçu. Mais dans une PME ou dans un cabinet de consultants, c’est un peu plus compliqué.

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