Les raisons qui me font aimer mon travail et pourquoi vous devriez faire de même

Je me souviens toujours de cette anecdote racontée par Warren Buffet. Originaire d’un bled paumé du fin fond du Nebraska, il déménagea à New York décidé à intégrer l’université de Columbia, après avoir appris que les célèbres analystes financiers Benjamin Graham et David Dodd y enseignaient. Buffet n’avait qu’un seul but et rêve dans la vie : travailler dans la Finance d’Investissement. Il alla voir son professeur de Finance et mentor, Benjamin Graham, pour qui il vouait une admiration quasi religieuse et proposa de travailler pour lui gratuitement. Ce à quoi Graham lui répondit «Non, tu es trop cher ! ». Cette anecdote est particulièrement révélatrice. Pourquoi un jeune proposerait-il lui-même de travailler GRATUITEMENT ? Et Pourquoi malgré cela on lui répondait quand même « tu es trop cher » ? Simplement parce qu’il avait eu la chance de très tôt trouver sa passion. Tellement passionné qu’il était prêt à tout pour ne faire que ça.  Jamais l’adage de Confucius n’avait été aussi véridique :

« Trouve un travail qui te passionne et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie »

Pourquoi je parle de tout ça ? Parce que je suis à peu près dans la même situation aujourd’hui. Ça m’a pris quelques années et quelques beaucoup d’erreurs pour en arriver là, mais j’y suis ! Comme je le disais récemment à une amie qui m’interrogeait sur mon travail, j’aime mon job ! Non pas pour le salaire et les perspectives (même si elles sont bien au-dessus du marché) mais pour le capital cérébral qu’il m’apporte.

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Les quatre bonnes raisons qui me font aimer mon travail

1. Le domaine des nouvelles technologies. Ce n’est plus un secret pour ceux qui me connaissent. J’ai toujours été passionné par les nouvelles technologies, que je vois comme un outil pour « changer le monde ». Tellement qu’au lycée mes camarades me surnommaient « Bill Gates ». Il faut dire que j’étais le seul gamin à posséder l’intégralité des CDRom Encarta (l’ancêtre de Wikipédia, pour ceux qui n’ont pas connu le monde d’avant-internet.^^).

1. L’anglais. Ai-je encore besoin de rappeler l’intérêt d’apprendre l’anglais ? L’anglais est devenu ma langue de travail, ma langue de pensée. J’ai l’impression d’être plus productif lorsque je réfléchis en anglais qu’en français. La conséquence dès lors est logiquement :

2. L’influence du management en mode startup globale à l’anglo-saxonne. Travailler au quotidien dans un environnement où se côtoient une vingtaine de nationalités différentes et où les compétences sont transversales m’ouvre incroyablement l’esprit. Quand on a passé son adolescence à manier les concepts philosophiques avec la méthode « thèse, antithèse, synthèse » ou les formules mathématiques, on ne peut qu’être intéressé par les recommandations consultants et managers américains : des organisations matricielles qui suivent des processus, et dont les performances sont mesurées par des indicateurs-clés. Toute cette logique sied bien à mon esprit cartésien, bien loin de l’esprit français et de son organisation pyramidale où élites plus attachées à l’élégance du concept qu’à l’efficacité dans l’action !

4. Les nombreux « trucs » du métier que j’applique dans ma vie personnelle.

La valeur temporelle et subjective des choses matérielles, la rigueur et la discipline gestionnaire,  planifier, budgéter…telles sont quelques-unes des notions qui demeurent en moi en dehors du travail.

N’étant pas quelqu’un de très dépensier à la base, je n’ai pas eu beaucoup de mal appliquer les règles de gestion d’entreprise à mes finances personnelles. Ainsi, je suis par exemple capable à chaque instant (et sans réfléchir) de dire à 10euros près combien j’ai sur mes différents comptes, d’où vient chaque centime que je gagne et où va chaque centime que je dépense. j’ai appris à analyser les scénarios possibles, provisionner en conséquence, faire des bilans régulier, construire des bridges tout cela dans un seul but : s’améliorer en permanence…

Mon souhait bien sûr est de garder cet état d’esprit aussi longtemps que possible.

Comment trouver le Job de ses rêves

Il suffit pour cela de suivre quelques règles.

1. Sélectionne en priorité les entreprises et personnes qui partagent tes valeurs

En tant qu’adepte de la dématérialisation, jamais je ne pourrais m’épanouir à un poste qui nécessite obligatoirement une présence physique au bureau pour travailler, ou dans une entreprise qui utilise plus le courrier postal que l’e-mail. Les valeurs sont extrêmement importantes quand il s’agit de trouver le job de tes rêves, parce que si celles de la boite ne correspond pas aux tiennes, tu ne seras jamais à 100% heureux.

Si tu n’es pas encore tout à fait certain de ce qui compte le plus dans la vie pour toi, cherches et trouves la réponse en premier. Après tout, définir tes valeurs et tes idéaux constitue forcément la première étape pour trouver une entreprise qui partage tes valeurs.

2. N’accepte pas de compromis

Ceci est peut-être la chose la plus difficile à faire. Quand on a difficultés à joindre les deux bouts, quand on a des charges, une famille, la pression sociale, il est extrêmement difficile de lâcher ses rêves pour se laisser menotter par la réalité en acceptant un job ennuyeux. Et plus on passe du temps dans ce job qui nous plait moyen, plus on s’éloigne de ses véritables ambitions. On oublie peu à peu le plan qu’on s’était fixé au départ. Ainsi, quand il m’est arrivé d’être dans cette situation, j’ai toujours eu en tête ce speech de Steve Jobs prononcé face à des jeunes diplômés :

..Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui nest pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. L’’un et l’‘autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire…

3. Tell your greatest story

Ça s’appelle l’art se vendre. C’est une qualité que beaucoup d’étudiants de business school acquièrent très vite. Cibler de manière très précise ceux avec qui tu aimerais travailler/collaborer, et travailler soigneusement ton approche de ces derniers bien en amont, avant même de les rencontrer. Il y a en management cet exercice très intéressant de l’elevator pitch. Il s’agit en gros de s’imaginer qu’on a l’opportunité de croiser par hasard une personnalité (le PDG de son entreprise par exemple) dans un ascenseur et qu’on a 30secondes chrono pour susciter son intérêt. Les premières impressions au moment du contact sont essentielles dans toute rencontre. Souvent, ta première impression avec une entreprise sera ton curriculum vitae et ta lettre de motivation. Avec un individu, se sera ton « elevator pitch ». D’où l’intérêt de les personnaliser et les rendre concis au maximum. Avant toute chose, toujours savoir le plus clairement possible qui tu as en face de toi et ce que tu as à offrir.

4. Prends la température

La meilleure façon de savoir si une entreprise ou une opportunité est la bonne pour toi est de prendre la température en ayant des discussions informelles avec des gens qui y sont déjà, ou même de faire comme Warren Buffet en leur faisant bénévolement don de ton temps pour un stage ou une mission ponctuelle.

Pour conclure, décrocher le job de ses rêves demande bien souvent, du temps et des efforts. Le métier que tu fais actuellement est à coup sûr, celui que tu crois que tu devais faire pour des raisons extérieures à toi. Soit:

– tu fais la même chose que tes parents

– tu fais le métier que tes parents ont voulu que tu fasse

– tu fais le métier que tu pensais que tes parents voulaient que tu fasse

– tu fais le premier boulot qui s’est présenté (faut bien gagner sa vie)

Si tu as t’es reconnu dans au moins une de ces situations? Braovo! tu fais partie de la majorité. Il est peut être temps de changer…

4 Commentaires Les raisons qui me font aimer mon travail et pourquoi vous devriez faire de même

  1. la lionne

    Tu as une grande force: Tu es un homme plutôt concentré à sa tâche, introverti, mais tu as appris à communiquer, à developper aussi ton côté extraverti. C’est très bien. Je te souhaite bonne chance! Si tu continues ainsi tu iras loin!

    La lionne

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