Adieu Payton

Aujourd’hui, j’ai perdu mon meilleur ami. Mon jumeau. Mon frère d’une autre mère. Je n’avais plus ressenti une pareille douleur depuis la perte de mon père il y a 15 ans. Le sentiment est horrible. Indescriptible.

Après avoir délaissé ce blog pendant deux ans, j’ai ressenti à nouveau le besoin de m’exprimer. De faire sortir ce que j’avais sur le cœur. Comme pour mettre les mots sur les maux. C’est donc avec le cœur lourd que je me remets à l’écriture….

A cause de Toi Payton!!!!! Toi qui devais être au Canada en ce moment même. Ça faisait plus d’un an qu’on travaillait sur ce projet et on était déjà à la fin. On y était presque. Lors de notre toute dernière conversation au mois de juillet, on parlait de ton état de santé, tu me faisais le retour de ton échange avec le recruteur canadien a ce sujet. Et moi, je te rassurais en te disant que tu n’avais pas à t’inquiéter. Ton poste ne souffrait de rien, car tes compétences étaient très recherchées ici et les employeurs attendraient, le temps qu’il faudra, que tu te rétablisses. On devait d’ailleurs démarrer notre projet de startup des ton arrivée. Ta place, ta chambre était prête à la maison. Nous vous attendions avec impatience Toi, Véronique et les enfants. Je te faisais même la blague du pilés pommes. Tu te rappelles quand je mangeais tout ton pilées pommes dans ta chambre d’étudiant a Ngoa Ekelle. Et que je niait avoir beaucoup mangé en disant que c’est quoi qui mesurait mal les quantités et que sous-estimait ce que toi-même avait mangeait? (Rires) on se taquinait régulièrement en se traitant mutuellement de « plus grand tchopeur de pilé ». Tu étais mon jumeau. Mon frère. Depuis notre plus tendre enfance. On partageait beaucoup plus que ces plats nourriture que nous mamans nous envoyaient. On partageait les mêmes rêves, les mêmes ambitions. Nous rêvions, et travaillions à transformer nos rêves en réalité. Voilà que tu nous quittes subitement, sans prévenir, nous laissant au carrefour. Noon Vanel, tu as fait fort!!!!! Je n’arrive toujours pas à croire que je suis en train de dire ces mots. Je n’arrive pas à croire que tu es parti. J’ai l’impression d’être dans un rêve et que je vais me réveiller de cet horrible cauchemar.

Voilà qu’on parlera de toi mon frère au passé désormais. Me voilà Aujourd’hui à me demander ce qu’on retiendra de toi ? Que dirais-je à ton fils qui n’a même pas encore 2 ans aujourd’hui ? Que lui dirais-je de son père? Ton visage ne sera t’il qu’un lointain souvenir presque effacé dans sa mémoire ? Ça veut qui qu’il te verra Seulement en photo? 😢 Nooon Tallus, non non non…. Tu ne peux pas nous faire ca. Pas maintenant. Tu n’étais pas supposé partir présentement. Tu laisse nos projets a qui? Tu laisses ta femme et tes enfants a qui? Pauvre Vero… !!! Tu laisses tes frères et soeurs à qui? Toi qui était le pilier de ta famille! Tu laisses le vieux et la mater a qui? C’est nous qui devions prendre soin d’eux dans leurs vœux jours et puis les enterrer; et non l’inverse Bro!!!!! Je ne sais même pas quoi leur dire. Je n’ai pas eu le courage de leur parler depuis tellement les mots me manquent…

Ton départ soudain est venue comme une coup de point a la figure, nous rappelle l’urgence de vivre. Alors malgré toute la douleur, je tâcherais de vivre. De faire ces choses qu’on aurait dû faire. Je veillerai a ce que tes rêves se réalisent et que ta mémoire résonne dans l’éternité.

Repose en paix Bro. On se verra de l’autre côté.

Et salue-moi Père Atha là-bas.

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