Comment savoir si je fais le bon choix dans ma vie ?

 

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Il y a quelque temps discutant avec ma petite sœur, je lui demandais sur quoi elle travaillait en ce moment, et quel était le problème de sa vie qu’elle essayait de résoudre en ce moment même. Elle m’a alors posé une question intéressante.

Sa question était celle ci :

« Comment savoir que je fais le bon choix lorsque la vie me met face à un dilemme ? Comment être sure que ce garçon avec qui je suis est le bon ? »

Voilà une question particulièrement intéressante.

J’ai souvent écrit que la vie n’était qu’une succession de choix conscients ou non. Ce que nous sommes aujourd’hui n’est que la somme de tous les choix que nous avons faits depuis notre naissance. Chaque jour, la vie nous impose de choisir. Choisir entre un occuper un emploi, ou se lancer dans l’entrepreneuriat ? Choisir entre le célibat ou la vie de couple ; Entre rester dans sa zone de confort bien au chaud ou se lancer dans l’inconnu, Entre se battre pour une cause ou abandonner, entre faire ou ne pas faire…

« être ou ne pas être : telle est la question », faisait déjà dire Shakespeare à son personnage Hamlet au XVIe siècle.

Des multiples facteurs qui influencent nos choix, et qui nous font toujours nous demander si on est en train de faire le bon choix ou non. Il y en a un de particulièrement tenace. C’est celui de…

…La peur de se tromper.

Parfois, on hésite longtemps à prendre une décision parce qu’on ne veut pas faire le mauvais choix. Du coup on se met à cogiter, analyser, complexifier ce qui était simple, pour au final finir plus confus qu’on ne l’étais au départ.

Pourtant, 99% du temps, le temps passé à réfléchir avant de choisir est en réalité, de la pure perte de temps car aucun choix n’est « bon » ou « mauvais ». Il n’y a pas de bien ou de mal. Il n’y a que des actions et leurs conséquences. Des causes et des effets. Des actions et des réactions. La causalité : seule et unique loi universelle.

Car si on y réfléchit, que signifie au fond un « mauvais choix » ? Si ce n’est qu’un choix à l’issue duquel on n’a pas obtenu le résultat qu’on espérait au départ! Oui car conformément au principe de causalité, on choisit toujours dans l’espoir d’une résultat. Ah l’espérance, l’espoir…le pire des maux comme disait Nietzsche, car il prolonge la souffrance de l’Homme.

Le Dalaï Lama disait: « Ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance ».

Je trouve cette citation particulièrement profonde. En effet, on pense trop souvent « savoir » ce qu’on veut, savoir ce qui est bon pour nous. Du coup, on s’attache au résultat final. On s’attache à une idée très précise de quelque chose qu’on poursuit. Un diplôme, un poste, une personne. On se choisi de quitter ceux qui nous aiment pour ceux qu’on aime parce qu’on est amoureux, qu’on veut absolument être marié et avoir des enfants à 30ans. On alors on choisi de se séparer ou de rester célibataire parce qu’on veut absolument être libre de réaliser ses rêves. Ou alors, on choisit d’écouter les conseils des autres parce qu’ils nous rassurent et nous confortent dans nos croyances. On choisit d’aller vivre dans un un pays parce qu’on veut absolument y réaliser un projet professionnel. Bref, on assume fièrement notre choix, Jusqu’à ce que notre nouvelle relation tant idéalisée se casse la gueule, ou qu’un événement imprévu vient briser nos rêves qu’on poursuivait tant, ou qu’on réalise que les conseils des autres ne servaient que leurs propres intérêts et non les nôtres, ou que notre projet si passionnant qu’on voulait tant réaliser n’est finalement pas si intéressant que ça. Et là, on commence à se demander si on n’a pas fait le mauvais choix.

Erreur fatale. Parce que une des clés pour être épanoui dans sa vie c’est justement ne pas être trop «attaché» à un résultat quelconque à la suite d’une décision.

J’ai baptisé cette approche le « pro-activisme désintéressé » – où l’accent est mis sur la « prise de décision résolue» mais sans être obsédé par la réalisation du plan ou l’atteinte du résultat final.

En d’autres termes, je me fixe un objectif ultime, et je prends la ferme résolution de faire tout mon possible pour bien faire ce que j’ai à faire ici et maintenant, sans passer trop de temps focalisé sur l’objectif final à long terme. J’intensifie autant que possible mon action présente…et le futur sera ce qu’il doit être.

Parfois, nous prenons une décision et l’issue n’est pas celle que nous avions initialement «voulu», mais ce que nous obtenons par ailleurs se révèle être infiniment plus bénéfique.

 « Sometimes you fail, sometimes you learn »

3 Commentaires Comment savoir si je fais le bon choix dans ma vie ?

  1. Blackpsy

    Tout à fait en accord avec cette manière de voir les choses.

    Ce que tu dis (si je peux me permettre de te tutoyer), reflète exactement la tendance que nous avons à vivre dans le futur. On fait des choix sur base de ce qu’on souhaite voir arriver, ou de ce qu’on pense qu’il va arriver demain.

    Et pourtant, personne ne peut prédire l’avenir. La seule chose dont on peut être certain c’est le moment présent.

    Les seuls éléments que nous pouvons contrôler, sont ceux qui dépendent entièrement de nous.

    La sagesse consistera donc à lâcher prise sur ce qui dépend AUSSI des autres et des aléas de la vie.

    En ce qui concerne les qualificatifs de « bons » et « mauvais  » choix, je pense pour ma part que c’est lié à une méconnaissance de nos besoins réels.

    Peu de gens prennent le temps d’apprendre à se connaitre et d’identifier leurs besoins insatisfaits (besoins émotionnels, affectifs, professionnels, sociaux, ..).

    Et pourtant , à y regarder de plus près, chaque échec nous révèle ce qu’il nous faut vraiment. Mais trop occupés à nous lamenter , on n’y prête pas souvent attention, et c’est ainsi qu’on recommence le même scénario…qui aura probablement la même fin.

    Dans cette optique, un « mauvais » choix est forcément un choix inadapté à mon besoin/objectif.

    De mon point de vue, la clé de l’épanouissement réside dans la qualité du chemin parcouru, car même si on n’atteint pas nos objectifs, on n’a pas perdu notre temps; on a appris de nouvelles choses, on a retenu des leçons, on a mûri. Bref, on est différent.

    Toute expérience , bonne ou mauvaise, a toujours quelque chose à nous apprendre.

    On avance ainsi dans la vie avec un bagage sans cesse renouvelé.

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