La vraie réussite est gagnée, méritée…et non pas donnée (Partie 2/2)

Mon fils sera de toute façon “fils de”…Mais d’un autre genre. Ce genre particulier de « fils de » que je vais décrire ici et que tous les paternels qui ont réussi rêverait d’avoir. Car tous les « fils de » ne sont pas à mettre dans le même panier. J’en ai connu des particulièrement intéressants et agréables à vivre.
Ces nouveaux “fils de” la ont plus souvent qu’il n’y parait le sens de la valeur de l’argent et des réalités.

Pourquoi ? Mais parce qu’ils voient leur père ne pas rentrer le soir, leur père endurer la pression au travail, leur père subir les aléas économiques et juridiques de leurs activités à risque, que ce soient des chefs d’entreprise ou des professions libérales. Ils voient tous les jours le regard des autres, regard qui ne semble voir en eux que le “fils de” justement. Et en ce sens, ce “fils de” a lui aussi envie de cracher à la gueule du “pas fils de” jaloux qui ne comprend pas qu’on ne choisi pas sa famille, que l’argent de Papa ne tombe pas du ciel, et que Papa se bat tous les jours pour que sa famille puisse avoir ce qu’elle a.
Ce “fils de” a le sens du sacrifice, parce qu’il sait que si son père s’est battu toute sa vie et a construit un patrimoine d’une certaine valeur, c’est pour lui et ses frères, pas pour Papa qui sera trop fatigué à 75 ans pour vraiment en profiter. Ce “fils de” a reçu une éducation qui fonde son entregent, qui le prédispose à acquérir une haute culture, il connaît la musique, l’art, le monde, parce tout petit déjà, Papa lui a ouvert les yeux sur ce monde.
Ce “fils de” est extrêmement ouvert, curieux, et a un goût certain pour les belles choses, ce qui fait qu’il aura encore plus envie de gagner de l’argent afin de pouvoir continuer à évoluer au milieu de ces choses.
Ce “fils de” est entraîné aux affaires depuis l’âge de 5 ans, à 18 ans il a déjà réalisé un certain nombre d’opérations de négoce, pour Papa certes, mais il sera mieux formé au terrain et aux réalités du business que le “pas fils de” qui aura tout appris sur les bancs de sa fac, autrement dit qui n’aura rien appris.
Ce “fils de” a mille exemples de réussite autour de lui, et d’échecs aussi, souvent même d’échecs transformés (même longtemps après) en réussite, ce qui aiguise ses capacités de jugement sur la valeur des entreprises, sur la valeur du travail fourni, sur la valeur de ces hommes nommés entrepreneurs qui se relèvent après avoir chuté maintes fois.
Ce “fils de” réalise donc les potentiels, là où les autres ne voient rien parce qu’ils ne connaissent pas ce milieu.
Ce “fils de” a la pression familiale sur ses épaules, car si Papa a travaillé pour lui céder un patrimoine, en attendant, de son vivant, Papa ne souhaite qu’une chose : la réussite de son fils, qu’on ne dise pas de lui qu’il n’est simplement qu’un “fils de” ; il veut que son fils fasse ses preuves.
Là où les “pas fils de” vont juste chercher à gagner 25% de plus que le salaire minimum imposé pour être heureux (ben oui… Papa est ouvrier, grand père aussi, fréro est au chomage, l’autre bosse mais gagne jute le minimum a peine de quoi survivre, l’autre fréro ne bosse pas vraiment mais gagne autant que le salaire minimum en petits boulots et débrouillardise, le dernier bosse et gagne pas trop mal mais claque tout vêtements de marque ou en en voiture… donc forcément la référence c’est la voiture… super….), Ce “fils de”, lui, rigole des petits malins qui se la jouent en Rav4 parce qu’il sait bien, contrairement à la majorité de la population, que tout le monde peut faire plus ou moins la même chose, que c’est juste une histoire de priorités ; il se dit que si l’ultime aboutissement est la Rav4 alors le monde est tombé bien bas, parce que l’éducation reçue par le “fils de” lui a ouvert les yeux sur les vraies richesses, et outre sa BMW, le fils de appréciera aussi les voyages, l’architecture, les oeuvres d’art, les vins hors de prix, etc…
Là où 99% des gens n’achètent une Rolex que parce qu’il s’agit là de la seule marque qu’ils connaissent, et parce que ça “bling bling” pas mal, le “fils de”, lui, pourra acheter la même, mais par passion, par goût des belles choses, non pas parce que c’est une Rolex, mais parce que c’est une complication horlogère suisse particulièrement esthétique, nuance, nuance que d’autres ne comprendront jamais.
Ce “fils de” est perspicace, il sait que le business c’est la guerre, le “pas fils de” est naïf, il n’a aucune idée de combien gagnent ceux qui gagnent vraiment, raison pour laquelle il ne sera jamais aussi ambitieux que l’autre.

Mais être “fils de” ne signifie pas grandir dans un monde de coton. Papa aura pris soin de l’ouvrir à toutes les activités, à tous les risques, parce que “prendre des risques” appartient au vocabulaire de ceux qui ont réussi, tandis que le “pas fils de” subira toutes les influences des milieux politiques interventionnistes et sera plus enclin à croire en l’Etat providence (ou en l’origine divine de sa misère) et à se sentir coupable de gagner plus que ses anciens camarades de classe devenus militants de partis politiques d’opposition.
Alors oui Ce “fils de” peut paraître antipathique, mais c’est parce que la réserve est la première marque d’une bonne éducation. Ce “fils de” est méfiant, Papa lui ayant appris à observer, analyser, se méfier de son entourage, mais aussi à profiter des opportunités qui pourront se dessiner au sein d’un milieu en apparence hostile.
Ce “fils de” est globalement neutre, il sait bien que les gens les plus puissants ne montrent pas toute leur fortune au grand jour.

Certes, Ce “fils de” aura plus de facilités, à commencer par le financement d’autant d’années d’étude qu’il le désirera, et aussi parce que Papa dispose d’un carnet d’adresses correctement rempli. Mais qui a dit que les enfants ne font pas les frais du niveau de vie de leurs parents ? Ce “fils de” aura de la nourriture intellectuelle en quantité illimitée, son accès à la culture est infini, le “pas fils de”, lui, subira le prix exorbitant des ouvrages, des voyages, des musées, de tout… Malheureusement ! A intelligence équivalente, Le “fils de” sera potentiellement plus cultivé, doit-on l’en blâmer ? Pas du tout, au contraire. Certes, l’apprentissage aura été plus facile, mais CELA précisément est souhaitable, on ne parle pas des difficultés à s’en sortir qui forgent un homme comme son papa, mais de l’accès à la culture, et elle doit être au contraire la plus facile et rapide possible. Ce “fils de” a un avantage décisif, c’est certain, mais c’est ainsi…
Sur le carnet d’adresses, je rappelle que Papa ne placera jamais son fils s’il est mauvais, car alors Papa perdra toute crédibilité. On introduit toujours quelqu’un de prêt, pas une plante verte, pas un boulet. Disons donc qu’on lui ouvre des opportunités, qu’on lui montre le chemin, là aussi c’est plus facile, mais c’est comme pour la culture : tant mieux. Par la suite, Ce “fils de” ne saura se dispenser d’être intelligent, on l’aura bien compris…

Voila, maintenant une dernière observation spécialement pour toi:
il existe, et bien heureusement, des “pas fils de” issus de milieux défavorisés qui vont progressivement voir grandir leur soif de réussite (j’en fait partie). Globalement où vont-ils ? A la rencontre de ces “fils de” justement. Parce qu’ils cherchent à échapper à leur milieu qui à 90% est rempli de gens qui, ou n’ont pas d’ambition, ou qui lui seront inutiles pour apprendre des choses ou nouer des relations d’affaires.
Le “pas fils de” brillant et ambitieux devient progressivement un “fils de ” en apparence. Puisque c’est le milieu qu’il souhaite atteindre, il se rapproche naturellement de ceux qui en sont issus, car ici seulement il pourra s’épanouir, c’est du moins ce que j’ai constaté autour de moi.
On pourrait presque écrire “qui se ressemble s’assemble”.

Alors, « fils de » ou « pas fils de », peut importe finalement! Car le jour venu, il aura gagné son héritage à la force du poignet. Il comprendra que c’est un dépôt et qu’aujourd’hui, il en est digne. Son pouvoir ne viendra pas des zéros du chèque que vient de lui faire papa… ni du nom qu’il porte… ni du sang qui lui coule dans les veines. Il sera comme Michael Corleone dans « Le Parrain ». Ce dernier est le genre de fils que tous les pères rêveraient d’avoir; moi compris. Michael n’est pas né dans la rue, il est le fils du Don, ce qui ne l’a pas empêché par la suite d’aller se battre dans la rue…Pour ceux qui n’ont pas vu le film, il s’est toujours défini contre son père, contre ce qu’il représentait. Il n’a jamais voulu prendre part aux affaires de la famille. Il s’est engage dans l’armée quand son père professait dans les dîners de famille “que seuls les abrutis parmi les italo-americains allaient se faire tuer pour un pays qui n’était pas le leur”. Il s’est marié avec une américaine, alors que la norme était, a l’époque en tout cas, de se mettre avec une italienne/sicilienne. Il n’a jamais rien réclamé a son père, il n’arrêtait pas de se battre avec son grand frère Sonny…C’est parce qu’il n’avait jamais sollicité les faveurs du père le Don que celui ci avait une affection particulière pour lui. Il a gagné le respect du Don en lui montrant qu’il en était digne.

Encore une fois, Le vrai pouvoir ne se donne pas…

…il se prend.

2 Commentaires La vraie réussite est gagnée, méritée…et non pas donnée (Partie 2/2)

  1. Mishac

    Merci, c’est ce que je pense et c’est ce que j’ai remarqué, autour de moi il n’y a pas de personnes ambitieuse. Elles sont bercé par la supercherie qu’est la télévision avec les séries et autre documentaire!!!

    Comme tu la si bien mis la réussite ce prend et peut importe le sang ou même si on est pas fils de… Je suis un gars super Ambitieux et je ferais ce qui est possible pour atteindre mes ambitions

    merci pour ton blog cela fais plaisir de savoir qu’il y a au moins un immigré africain qui partage la même ambition que moi, la je parcours ton site et je pense que je vais m’amuser en espérant avoir des réactions a mes commentaires, a bientôt

    Mishac Oko Boah

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