Conversations avec Dieu…ou comment formater sa propre croyance

« Tout le monde se pose des questions sur la vie et son fonctionnement. Tout le monde possède aussi des réponses. Mais tout le monde n’en est pas conscient. Je ne l’étais certainement pas. Je cherchais des réponses partout – sauf en moi. J’écoutais les parents, la famille, les amis, les enseignants, les pasteurs, les leaders, les auteurs, les philosophes- tous ceux qui, selon moi, avaient peut-être quelque chose à dire. Puis je me suis tourné vers Dieu. J’ai posé un tas de questions. Et reçu des réponses. Elles forment la trilogie « Conversations avec Dieu » Elles ont également engendré d’autres questions. Pas seulement de ma part, mais d’un grand nombre de leurs millions de lecteurs. La réponse la plus importante que j’ai reçue, c’était que je n’avais plus à poser de questions. Toutes les réponses, disait Dieu, se trouvent en moi. Je n’ai plus qu’à me tourner vers l’intérieur. C’est tout ce que chacun de nous a à faire. Tournons-nous vers l’intérieur pour rencontrer le Créateur. Car c’est en nous que Dieu réside. Evidemment, il est bien de poser des questions aux autres. Il est parfois utile, et souvent précieux, de recevoir la contribution d’une autre partie de Dieu. Il est bon de vous rappeler, toutefois, que la partie de Dieu qui est en vous est celle qui entend le plus clairement le message qui vous est destiné. Alors, écoutez les recommandations, cherchez conseil, considérez les contributions, mais soupesez-les soigneusement en regard des conseils de votre propre voie intérieure. Si vous faites de la contribution extérieure une vérité absolue, vous annoncez et déclarez que vous n’êtes pas la source. Ce serait mentir sur vous-même »

Ce paragraphe est extrait de l’introduction de Neale Donald Walsch dans son livre « Conversations avec Dieu ». Conversations avec Dieu est une série de livres (en trois volumes) qui s’est vendue à des millions d’exemplaires à travers le monde. J’ai découvert par hasard ce livre au rayon spiritualité de la Fnac. Curieux que suis, j’ai d’abord commencé par le feuilleter, puis en lisant les 20 premières pages j’ai rapidement compris que j’étais tombé sur une pépite. Je me suis empressé d’acheter le bouquin (qui coute moins de 6 euros).

Quelques idées que j’ai retrouvé dans le livre.

Ecouter sa propre voix intérieure…

Dans tous les livres que je lis, et de toutes les personnes que j’observe, tous disent la même chose. Qu’il s’agisse de Steve Jobs, Robert T. Kyiosaky, Donald Trump ou le Daila Lama, tous disent : écoutez votre instinct. Il est souvent plus facile d’écouter les interprétations des autres (à propos des messages de Dieu) plutôt que d’interpréter nos propres messages d’expériences, de pensées, de sentiments. C’est pourquoi de nombreuses personnes n’écoutent même plus leur instinct, cette petite voix qui parle en eux. Tous ceux qui prétendent porter la parole de Dieu ne sont pas des « sources autorisées ». Le seul moyen de connaitre le message c’est de l’écouter soi-même, et d’en faire l’expérience soi même. J’ai toujours en tête ce passage dans matrix où Morpheus dit à Neo : « Comme moi il faudra bien que tu comprennes tôt ou tard, qu’il y a une différence entre connaître le chemin, et arpenter le chemin. »

Le doute…

Le résultat de notre vie est parfait. Douter qu’un résultat, un évènement soit parfait induit la peur. On doute de notre pouvoir de création et donc on doute de soi-même. Et à cause de la peur, on crée des conditionnements, des blocages. Des conditions que nous répercutons en croyant qu’elles font partie de notre vie. On nous a enseigné à vivre avec cette peur. Par défaut elle fait partie de nous. Mais il y a de nombreuses autres personnes autour de nous qui possèdent un enseignement différent et qui peuvent nous l’apporter. La vie ne sert qu’à créer qui l’on veut être. Faire l’expérience de ce que notre âme sait déjà. C’est pour cette raison que je me suis définitivement fâché avec les religions prônant l’enfer et la damnation éternelle pour ceux qui feraient les mauvais choix. Pour moi, l’enfer n’existe pas!

Le bien, le mal…

Le bien et le mal n’existent que parce que les humains les ont imaginés. C’est quelque chose de très relatif et très personnel. La plupart des choses que l’on considère comme bien ou mal ne sont même pas de nous, de notre propre expérience mais du dire de quelqu’un d’autre. On pense que l’homosexualité c’est mal parce qu’on nous a enseigné que ça l’était. Il faudrait commencer par analyser nos sentiments pour savoir si on juge quelque chose de bien ou de mal. Il n’y a pas de victime dans l’univers, il n’y a que des créateurs. En partant du principe de création, tout ce que nous créons nous appartient. Si nous laissons ce pouvoir aux autres nous n’en avons plus assez pour changer les choses. Il faut assumer sa part de création pour pouvoir effectuer des transformations dans sa vie. Si nous n’avons aucune emprise sur les évènements extérieurs qui nous touchent nous avons en revanche une emprise sur leur impact intérieur. Nous sommes le seul maître de nos pensées et nous sommes libres de les organiser comme bon nous semble. Il n’y a pas de règle. Des règles ne font que nous limier, or nous créons ce que nous voulons.

Il n’y a donc pas de « bien » ni de « mal ». C’est un concept créé par l’homme. Il n’y a que les actions et leurs conséquences. Tout ce que nous jugeons de « mal » est par rapport à des règles que nous nous sommes créé mais qui ne sont pas les règles de la vie. Chaque âme choisie et créé sa condition. Aucune condition n’est « bien » ou « mal », elle Est tout simplement. Si le monde était parfait cela voudrais dire qu’il ne resterait plus rien à créer et l’expérience serait terminée. C’est la création collective qui a créer le monde tel qu’il est. C’est uniquement notre création et pas celle de Dieu. On ne peut pas échouer dans la vie, on ne peut que faire des expériences.

L’échec…

Il faut accueillir tous les évènements comme étant naturels. L’échec n’existe pas, c’est un simple processus. Ce processus n’est ni bon ni mauvais, il Est tout simplement. Nous sommes les créateurs de nos vies. Mais cette vérité est tellement merveilleuse que les hommes se méfient et rejettent cette idée. La promesse que tout est possible est trop belle pour y croire.

La pensée créatrice…

« La première loi, c’est que tu peux être, faire et avoir tout ce que tu imagines. La deuxième loi, c’est que tu attires ce que tu crains. »

L’émotion est à la base de tout. C’est de l’énergie en mouvement. Chaque pensée a un pouvoir de création. Plus elles seront nombreuses et se rencontrent plus elles ont la capacité de créer. Plus les gens ont peur et plus ils risquent de créer la réalité qu’ils redoutent. Il nous est donné ce choix pour pouvoir expérimenter le divin qui est en nous au lieu de l’être simplement. C’est pour cela qu’existe la peur. Dieu nous a donné un cadre et nous sommes libres de créer ce que nous voulons dans ce cadre. Le pouvoir de création commence par la pensée, s’amplifie avec la parole et se concrétise avec l’action. Notre vie n’est donc que le résultat de nos pensées. Cette promesse de réalisation est beaucoup trop grande pour que l’Homme l’accepte. C’est trop beau dira-t-on. Mais accepter cette réalité c’est accepter le changement majeur. Accepter que l’on ne soit pas en train de vivre la meilleure version de notre vie et que nous soyons l’unique responsable. C’est aussi un énorme effort à fournir pour contrôler toutes nos pensées, pour avoir des pensées conscientes. Être un maître c’est maîtriser ses pensées.

La recherche de la perfection…

Quand on fait une action il ne faut pas attendre de résultats, car attendre veut dire qu’il nous manque quelque chose. Il faut créer sans rien attendre. Nous sommes le seul responsable de notre destin et il en est de même pour ceux qui nous entourent. Nous ne sommes pas responsables du bonheur ou du malheur des autres. Ils créent eux même la vision du monde qui leur convient. Si nous n’aimons pas ce que vous avons créé, libre à nous de recréer encore et encore. On obtient toujours ce que l’on provoque. Tout n’est que perfection dans ce monde. Si quelque chose d’imparfait existe dans notre vie c’est que nous l’avons créé parfaitement. Nous sommes des êtres parfaits contrairement à ce que disent les religions. L’humanité nous a enseigné que nous sommes esclaves d’un Dieu, hors seul les hommes ont créé cette réalité. Il est très simple de changer cette réalité et de se savoir parfait.

Les autres…

Toutes les relations humaines sont parfaites. Nous avons besoin des autres pour nous définir. Toutes les rencontres que nous avons faites nous définissent soit par la nature de la relation soit par la perception que l’on en a eu. Aucune relation ne peut être mauvaise. Ce que nous appelons « mal » c’est le fait qu’elle ne nous a pas apporté ce que l’on désirait ou n’a pas répondu à nos attentes. Le but de toute relation est d’Être et de décider qui nous sommes vraiment.

« Tu n’as besoin de personne en particulier pour vraiment faire l’expérience de Qui Tu Es, et… sans quelqu’un d’autre, tu n’es rien. »

Il ne faut pas se demander ce que l’autre peut nous apporter mais ce que nous pouvons lui apporter. On ne peut pas aimer quelqu’un d’autre avant d’aimer son « soi ». Pour aimer les autres il faut s’aimer avant. Une personne qui ne s’aime pas pense devoir donner quelque chose pour recevoir de l’amour. Et une fois qu’il l’a il se demande combien de temps il va pouvoir le garder. Il n’est pas lui-même. Il perd son but, son objectif, son soi. Il ne faut pas utiliser une relation pour se définir. Il faudrait être centré sur son vrai soi pour rencontrer les personnes qui nous correspondent. Il faut être centré sur son soi pour connaitre le véritable amour. Pour être connecté à son soi il peut suffire de dire à la personne ce que l’on ressent pour respecter nos sentiments. Le meilleur choix que l’on puisse faire c’est de se respecter.

Il faut faire ce qui nous plait dans la vie. Mais pour ce faire il faut savoir ce qui nous plait, le but de notre vie, notre mission. Et s’écarter de tout ce qui ne nous convient pas. Nous n’avons aucune obligation, aucune contrainte dans nos relations. C’est nous même qui les fabriquons ces contraintes. Se contraindre c’est ne pas être soi, ne pas se respecter. Comment respecter l’autre si on ne se respecte pas ? Pour avoir une relation basée sur l’amour il faut se détacher de toutes contraintes envers les autres et être soi-même. Nous sommes parfaits alors restons nous même dans nos relations pour qu’elles soient parfaites.

CONCLUSION

Ce livre a simplement clarifié l’idée que je me faisais déjà intuitivement de toutes ces questions existentielles. Que l’on pense que l’auteur ait réellement eu une communication avec Dieu (pour autant qu’il existe) ou non, le message qui en ressort est éblouissant. C’est une sagesse incroyable qui émane de ce livre; et pour moi qui me suis toujours défini comme agnostique, ce livre est une référence philosophique!

Pour lire le tome 1, c’est pas ici : http://nous-les-dieux.org/images/3/36/Conversations_avec_Dieu_-_Tome_1.pdf

4 Commentaires Conversations avec Dieu…ou comment formater sa propre croyance

  1. iris

    Je suis chrétienne catolique mais d’autant que je me souvienne j’ai toujours ressentie que Dieu existait et que le mal aussi.
    Mais mon intelligence me force à admettre que la religion ne peut être prise sans pincette.
    Aujourd’hui je recherche Dieu. J’attend un signe tout en sachant qu’il ne m’en fera pas.
    Que je sais ou il est. Ou le trouver . mais admettre que je le sais signifierai remettre en cause tout un tas de chose et notamment de remettre toute ma vie en question. Et ça fait peur.
    Je cours acheter ce livre!

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  2. Andrea

    Superbe article qui fait justice à l’oeuvre de Neale Donald Walsch, j’ai particulier aimé ta référence à Matrix… 😉

    Ce livre est tout simplement merveilleux, initiatique, et révélateur… D’une vérité qui est déjà en chacun de nous.

    Le potentiel de l’esprit humain est infini et il faut être capable de déconstruire ses croyances et dépasser ses peurs pour s’en rendre compte.

    Comme je dis toujours, le véritable pouvoir découle de la conscience de soi.

    A.

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  3. Parfait

    Bonjour,

    Je viens de découvrir par « hasard » ce blog et franchement je kiffe. Je partage beaucoup de vos points de vue. En plus dans cet article, vous parlez de la trilogie qui m’a retourné le cerveau il y a maintenant une dizaine d’année et que je continue à feuilleter de temps en temps. En plus je suis né au Cameroun tout comme vous. Je ne sais pas si on aura la « chance » de se rencontrer un jour mais je vais continuer à suivre votre blog que je trouve très inspirant. Je vous souhaite tout le succès que vous méritez.

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  4. Jean Dupond

    Enfin une critique pertinente.
    J’ai été troublé par toutes ces personne payant des messages de « haine » pour un simple livre qui bouscule leur « croyances » rétrogrades.
    Au passage, le message de ce livre est en partie celui de l’église catholique (pour ce que est du tome un).
    Heureusement que je n’ai pas lu les critiques avant le livre.
    Très bon article, bravo.

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