Les diplômes (l’intelligence) ne suffisent pas pour réussir dans la vie et dans ses relations

Contrairement aux idées reçues, les diplômes ainsi que le quotient intellectuel ne permettent pas de prédire le succès. Si tu crois encore que faire de longue études et travailler dur te permettront de réussir dans la vie, voici la douche froide de la vérité : Le 1er prédicteur de succès dans la vie et dans les affaires, ce n’est pas le quotient intellectuel mais c’est l’intelligence émotionnelle.

Intelligence émotionnelle? Kézako ?

L’intelligence émotionnelle c’est capacité à reconnaître, comprendre et maîtriser ses propres émotions et à composer avec les émotions des autres personnes. Les plus grand leaders, hommes d’affaires, ou même les plus grands escrocs, ont un point commun : ils sont doté d’un haut degré d’intelligence émotionnelle. Car la majeure partie des choix des gens sont guidées par les émotions, leurs « ressentis » plutôt que par la pure « logique ».

On distingue en général 6 grandes émotions primaires chez l’humain : la peur, la colère, la tristesse, le dégout, la surprise, et la joie.

L’intelligence émotionnelle accroit de façon phénoménale notre lucidité face aux situations et évènements que nous sommes amenés à vivre tout au long de notre vie. Et c’est celà le principal facteur qui distingue les grands leaders du reste. Ne t’es-tu jamais surpris à admirer une personne simplement parce qu’elle dégageait une « assurance » ou arrivait à garder son calme et son sang-froid dans une situation hautement stressante pour la plupart des gens ? N’est-ce pas là une des plus grandes qualités d’un leader ?

Ceci dit, tu dois te demander maintenant comment se mesure notre intelligence émotionnelle et comment pouvons-nous la faire évoluer ? Hé bien, un psychologue américain (le Dr Daniel Coleman pour ne pas le citer), a effectué d’importants travaux et même publié un livre dessus. Voici les 5 grandes composantes de l’intelligence émotionnelle selon lui :

#1 : La connaissance de soi

« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux. »

Ce principe du connais-toi-toi même Socratique le plus ancien des trois préceptes qui furent gravés à l’entrée du temple de Delphes dans la Grèce antique.

Il existe trois catégories de personnes :

  • Ceux qui se laissent submerger par leurs émotions : ils n’ont pas conscience de leur propres émotions et les subissent ;
  • Ceux qui acceptent leurs dispositions d’esprit : ils reconnaissent leurs émotions mais décident de ne pas influer dessus (exemple du dépressif) ;
  • Ceux qui ont conscience d’eux même : ils reconnaissent leurs émotions et parviennent à les orienter/réguler.

Le but est bien entendu de faire partie de la 3eme catégorie. Or 1/3 seulement des individus sont capables d’identifier précisément les émotions qui les traversent. La perception de nos émotions est pourtant la clé de voûte de l’intelligence émotionnelle. Percevoir ses émotions consiste à observer leurs apparitions, leurs manifestations, leur variation et leur effets physiologiques. C’est en étant capable avant tout de PERCEVOIR nos propres émotions que nous pourrons par la suite les RECONNAITRE aussi chez les autres et enfin AGIR en choisissant VOLONTAIREMENT de laisser libre cours à ces sentiments ou au contraire de les canaliser.

#2 : La maîtrise de soi

C’est la capacité de canaliser ses émotions et pulsions et de savoir les adapter aux différentes situations qui se présentent à nous.

Les personnes ayant une bonne maîtrise de soi ne se permettent pas, par exemple, de devenir trop fâchés, ils ne prennent pas de décisions impulsives mais réfléchissent avant d’agir, ou encore ressentent beaucoup moins de stress car elles connaissent leurs émotions et savent donc les gérer plus facilement.

#3 : Nos motivations internes

Nous avons tous des besoins, qu’ils soient conscients ou non. L’émotion que nous ressentons face à un événement est donc l’indicateur de satisfaction ou d’insatisfaction de nos besoins. Si l’impact d’une situation donnée est vu comme insignifiant, celle-ci passera inaperçue et ne générera pas ou peu d’émotions fortes en nous. Si à l’inverse la situation est perçue comme significative, ça créera en nous une intense émotion. D’où l’importance de se concentrer, d’être à l’écoute de NOS BESOINS et non pas tellement de nos émotions. Il faut s’efforcer de ne pas confondre la cause réelle de l’émotion (notre besoin satisfait ou insatisfait) et son élément déclencheur. Il est par exemple possible de rester amoureux fou d’une personne qui n’est en réalité pas du tout faite pour nous (par besoin profond d’avoir quelqu’un ou quelque chose à d’aimer) ; ou de se mettre en colère contre une personne de manière disproportionnée parce qu’elle aura été “la goutte d’eau qui a fait déborder le vase”.

Le BESOIN étant un puissant moteur, il est un pilier de l’intelligence émotionnelle qui offre la faculté de désigner précisément ce qui résonne en nous et nous donne l’énergie de continuer à avancer vers les objectifs qu’on s’est fixés.

#4 : L’empathie

L’empathie, c’est l’art de connaître les autres, de comprendre leurs sentiments, de percevoir leurs points de vue, d’éprouver un intérêt sincère pour leurs préoccupations et d’être ainsi capable d’entretenir des rapports harmonieux avec une grande variété d’individus. Quelqu’un d’empathique sait facilement se mettre à la place des autres, et ressentir ce qu’ils ressentent.

#5 La maitrise des relations humaines

Les personnes ayant de fortes habiletés sociales sont habituellement des joueurs d’équipe. Plutôt que de miser prioritairement sur leur propre succès, ils aident les autres à se développer et à briller de leur plein potentiel. Ils savent communiquer, savent gérer les conflits et sont maîtres dans l’art de développer et maintenir de bonnes relations humaines.

Pour conclure…

….Consacrer du temps et de l’énergie à développer son intelligence émotionnelle, c’est accroitre significativement ses chances d’être bien entouré et de réussir dans la vie. Voici les principales qualités qu’on retrouve chez une personne dotée d’un quotient émotionnel (QE) élevé.

  • La gestion du stress. En effet, une personne au QE élevé ressent beaucoup moins de stress car elle connaît ses émotions, elle sait donc les gérer plus facilement.
  • La capacité à s’affirmer. En effet, toute personne dotée d’un fort quotient émotionnel dispose d’une empathie et d’un respect important mais a aussi la capacité de fixer les limites à ne pas franchir.
  • L’ouverture d’esprit. Une personne avec un QE élevé ne jugera pas trop vite un individu ou une situation, elle est ouverte aux opinions et ne se laisse pas bluffer par ses premières émotions.
  • L’indulgence. Elle sait qu’être rancunier provoque un état de stress permanent et ressasse les sentiments.
  • La remise en cause. Il est important de ne pas oublier ses erreurs pour ne pas les reproduire, mais il ne faut pas non plus ruminer pour ne pas créer de situation de stress.
  • La communication. Elle fait en sorte de se faire comprendre, elle adapte son discours en fonction de son interlocuteur.
  • L’anticipation. Elle connait ses points sensibles afin d’anticiper les situations difficiles.
  • L’autodérision. Une personne avec un fort QE a de l’humour et ne se vexe pas facilement car elle se connaît parfaitement.

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