Grandir en étant noir dans un pays majoritairement blanc

Depuis que je suis en europe, j’ai toujours été fasciné par la différence de mentalités entre les jeunes noirs né et élevés en France, et ceux qui y sont arrivées après l’adolescence. Comment le fait de grandir en occident peut-il influencer la perception qu’on peu avoir de sa race ?

Selon le Dr Beverly Tatum, si vous grandissez dans une banlieue européenne ou américaine en étant noir, votre parcours ressemblera probablement à ceci :

  1. Entre l’âge de 1 et 5 ans : vous savez que vous différent des Blancs, mais vous ne vous considérez pas comme «Noirs». Tous les messages racistes sur les Noirs que la société fournit se déversent dans votre petit cerveau sans défense, totalement insensible à tout questionnement. Cela sème insidieusement les premières graines du racisme intériorisé: le racisme envers soi-même! Vous lutterez contre ce genre de choses le restant de votre vie – ou ferez avec.
  2. La pré-rencontre : vous savez que vous êtes noir, dès cinq ans ou même plus tôt; mais cela n’importe pas tant que ça. C’est un peu comme « être Irlandais » ou être un fan de Football ». C’est d’ailleurs ainsi que beaucoup de blancs imaginent ce que c’est qu’etre noir. Et c’est comme ça que ce sera vu dans la véritable société post-moderne.
  3. La rencontre : vous êtes confrontés à un moment où un autre au racisme d’une manière indubitable. À plusieurs reprises… La colère et la confusion suivent, puis le questionnement. Maintenant, être noir a une signification particulière pour vous. ça deviens l’un des aspects principaux de votre personnalité.
  4. L’immersion / émersion : Vous vous mettez à fréquenter les milieux noirs autant que possible. Vous regardez vos amis noir d’un regard nouveau. Vous vous mettez à apprendre tout ce que vous pouvez sur le sens de la négritude. Vous lisez, vous prenez des cours peut-être. Vous vous renseignez sur l’histoire des Noirs en Amérique, en Europe, en Afrique, désapprenez les mensonges…
  5. Internalisation : Les choses que vous avez apprises dans l’étape précédente deviennent une partie de votre identité, votre sens de qui vous êtes. Elles contribuent à vous défaire du racisme intériorisé inconsciemment acquis, vous fait vous sentir plus en sécurité et plus sûr de vous-même. Vous commencez à ressentir moins de colère et de ressentiment, et plus d’espoir, d’assurance, d’optimisme.
  6. Engagement : Vous pouvez maintenant aller au-delà vous-même, nouer de véritables amitiés avec des personnes d’autres races et recherchez le moyen d’aider d’autres noirs.

Après l’étape 6, vous pourriez retourner dans une période plus ou moins longue où la race n’aura plus tant d’importance que ça ( vous êtes de retour à l’étape 2) ! Mais tôt ou tard, une autre mauvaise rencontre avec le racisme surviendra – peut-être au travail ou à travers vos enfants – et vous repasserez à nouveau les étapes citées, mais cette fois avec un niveau supérieur de compréhension… Un peu si vous empruntiez un escalier, qui tourne en spirale tout en allant vers le haut. A chaque fois que vous passez par une étape, ne la percevez plus de la même façon.

En règle générale, l’étape de la première rencontre a leu au collège ou au lycée et la première étape d’immersion à l’université pour les enfants qui grandissent en Occident. Pour les autres dont je fais partie,  ceux qui ont été nés et élevés sur le continent africain, ces questions ne surviennent sérieusement que beaucoup plus tard, lorsqu’on immigre et entre réellement en contact avec d’autres races.

Vous pouvez rester coincé à n’importe quel stade. Certains n’ont même pas à traverser ces six étapes la première fois.

Le plus important à mon avis c’est de garder les relations que vous vous faites et les livres que vous avez acheté en passant certaines étapes, car vous en aurez besoin à nouveau en repassant par là.

Il ya des tonnes de livres sur la culture et l’histoire des peuples noirs – qui vous intéressera si vous êtes dans la phase d’immersion. Quelques-uns sont énumérés ci-dessous. Sans compter les centaines de blogs, sites webs aussi bien en français qu’en anglais.

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21 Commentaires Grandir en étant noir dans un pays majoritairement blanc

  1. kevin

    Je suis stupéfait par ton atittude et je ne suis pas d’accord avec toi que trop partiellement,d’abord parce que que la différence entre un noir intégré et un noir étranger est encore plus profond que cela mais les étapes que tu as cité paraissent logique,je ne dis pas que le noir intégré n’est pas exempt de racisme mais il est moins victime de racisme que le noir étranger parce que le racisme est quelque chose non seulement d’origine physique mais aussi économique d’une telle perversité,le noir intégré qui a une bonne situation financière est moins victime de racisme que le noir pauvre étranger en précarité financière, je ne vais pas entrer en profondeur ni faire des liens excessifs mais je pense qu’il est inutile de comparer le noir né et élévé en Europe et ceux d’Afrique car ce serait dire que le racisme est juste au niveau de la peau alors qu’il est d’abord lié aux préjugés ,aux habitudes aux comportements et à la situation sociale des acteurs ,les exemples parlent d’eux meme, meme comme il existe des exeptions
    j’espère m’etre fait comprendre du moins entendu
    bonne continuation
    etincellant

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  2. Neo

    @ Kevin,

    On ne parle pas de la même chose. Toi tu sembles comparer le noir « intégré » ( équivalent à « Cadre supérieur » pour toi) qui a grandi en Europe au noir non-intégré (cad cueilleur de vignes) qui débarque fraichement d’Afrique. Déjà, on peut arriver d’afrique et s’intégrer immédiatement comme on peut demeurer en situation précaire en occident même si on n’a jamais mis les pieds en Afrique.

    Et je l’affirme, le racisme est bel et bien présent quelque soit le coté où l’on se trouve. Il ne se manifeste simplement pas de la même façon que tu soit ingénieur ou éboueur. Simplement, plus tu grimpes dans l’échelle sociale, moins les gens ont le culot de te traiter de « sale nègre » en face. Et c’est pas parce qu’une chose n’est pas dite qu’elle n’est pas pensée. D’autre part, c’est l’état d’esprit dans lequel tu te trouves qui définit ta réaction face au racisme. Et cela ne dépends pas de ta position sociale.

    J’espère m’être fait comprendre également :).

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  3. Bias

    Ah la la, la vraie question c’est quel est le but : Se poser des questions existencielles ou faire au mieux ? On aura beau dire ce qu’on veut, on ne peut pas grimper sur 2 chevaux en même temps.

    Je trouve dommage que tu ne mettes pas plus d’articles axés sur l’économie ou les aspects géopolitiques, je pense qu’il y aurait beaucoup plus de choses à apprendre à ce niveau. Je sais c’est moins vendeur que les sujets sociaux mais ça reste plus intéressant à mon sens.

    Finalement, les articles changent mais l’argumentation est la même. Comme Kevin a dit, et comme je l’ai dit avant « Plus on s’élève économiquement, plus les portes s’ouvrent et cela quelque soit la couleur de peau ».

    A mon sens, ça ne sert carrément à rien d’axer le débat sur les noirs, c’est la même pour les « non blancs » en général. D’ailleurs, c’est la 1ère chose qui m’a frappé, ça va bien au-delà de la couleur de peau, on peut avoir la même couleur de peau mais ce sera la couleur de l’autre qu’on n’aimera pas, va savoir. Plus tu ouvres le débat, plus ton propos est crédibilisé, plus tu le fermes sur 1 communauté, plus tu t’éloignes de la réalité.

    On peut tenir un pari, dans les 10 ans, l’image du chinois pauvre sera radicalement différente et cela même dans les pays occidentaux, pourquoi à ton avis ?

    NB : Il n’y a pas de races mais juste des couleurs de peau et spécificités physiques entre les hommes.

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  4. B.R.U

    je pense que les noirs qui sont nés et qui ont été élevés en Afrique ont une lecture plus claire du rapport noir-blanc que ceux qui sont nés en occident.Ils ne decouvrent pas ce rapport quand ils débarquent ici,parce que très tôt on leur parle de la colonisation et ses ravages,de l’esclavage et de la manière dont les noirs ont été traités par les occidentaux,donc ils savent que quand ils vont arriver en Europe ils seront confrontés aux préjugés et au racisme,qu’ils seront traités differemmnt parce qu’ils sont noirs.

    Mais ce qui est le plus choquant pour eux c’est le comportement et l’attitude des « noirs intégrés » à leur égard. Parce que ces derniers leur font comprendre,consciemment ou inconsciemment,qu’ils sont différents,qu’ils sont à un autre stade « d’évolution,genre moi je suis civilisé et toi t’es encore un sauvage ».

    C’est la réproduction du rapport antillais et africains: nous sommes tous noirs mais nous sommes différents.

    Je crois que ce sont les africains qui sont nés en occidents qui sont constemment en questionnement parce que dès le départ ils ont un problème d’identité: ils savent qu’ils sont différents des blancs,mais ils ne se considèrent pas comme noirs.Les africains nés et élevés en afrique ont dépasser ce problème depuis longtemps.

    Il est vrai que plus on s’élève économiquement plus les portes s’ouvrent,mais le racisme à ce niveau est plus subtil.

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  5. Noir

    J’adhere completement a la vision de B.R.U ….
    Le rapport antillais /africains illustrent parfaitement le probleme.et je me permets de paraphraser l’ami B.R.U :plus on s’eleve dans la pyramide economique ,plus les portes.c’est aussi simple que ca
    Bonne journee et surtout bonne annee a toutes et a tous

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  6. Davon Henry

    Je pense que ces six étapes sont valables aux Etats-Unis. J’ai mes réserves quant au découpage en ce qui concerne la France, le rapport entre « races » étant masqué tant que possible.

    Je rejoins complétement Néo sur l’aspect tardif de cette prise de conscience quand on ne vit pas en intéraction avec d’autres communautés (pour ne pas dire races). Ceci autant pour les Noirs qui immigrent dans villes à dominante blanche que pour des Blancs, qui ayant vécu dans de petit villes, se retrouvent soudainement confrontés à des membres d’autres communautés.

    Selon Bias, « Plus on s’élève économiquement, plus les portes s’ouvrent et cela quelque soit la couleur de peau ». Le problème est que, quand on est noir, les portes ont du mal à s’ouvrir et ne laissent passer qu’un nombre limité de personnes « de couleur. »

    La notion d’intégration est prise pour acquise pour beaucoup. C’est quoi être intégré? Travailler en costar? Ne pas vivre dans une banlieue? (comme si c’était un choix) Avoir un salaire décent? Pourtant les Français pauvres sont intégrés.

    Comment expliquer que les Antillais et Français d’Outremer en général aient à s’intégrer? Il sont Français. Si la couleur de peau n’est pas l’objet d’exclusion qu’est-ce donc? Quand bien même les habitudes de vie seraient différentes. [Attention stéréotypes à suivre] Demande t-on à un Dunkerquois de s’intégrer en mangeant moins de frites et bierres pour s’intégrer? À un Camarguais de travailler son accent pour s’intégrer?

    NB: Lorsqu’on aura trouvé un substitut à « racisme » autre que xénophobie (insatisfaisant dans beaucoup de cas) je pense que « race » sera à éradiquer. En attendant, son usage devrait être source d’interrogation plutôt que de tentative maladroite d’abrogation.

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  7. Nyala

    J’en suis à aucun de ces stades, c’est vrai que j’ai été confronté à des comportements condescendants mais bon c’est eux même le problème. Et puis « sale negre » et alors ? Ca fait des années que je sais que je suis noire et j’assume.
    Ca me fatigue les vieilles rengaines Colonisation, esclavage et guerres. A ce que je vois, ca fait 50 ans que vous êtes independants sur les traités mais beaucoup ne sont pas independants dans leur tête.

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  8. kotazo

    Désolé, mais je partage un autre point de vue.

    Plus on monte dans l’échelle sociale, plus on nous mets des bâtons dans les roues. Étant moi même noir français, diplômé, je pense savoir un peu de quoi je parle.

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    1. Axelle

      Je suis assez d’accord avec ça, vu que c’est ce que je vis actuellement. C’est qd on grimpe l’échelle sociale que les inégalités deviennent le plus flagrantes.
      En ce qui me concerne, j’aimerais apporter mon opinion, qui j’espère sera utile. Je suis une femme noire issue d’une famille bourgeoise, j’ai donc grandi dans une banlieue parisienne bourgeoise aussi, de droite voir d’extrême-droite, dans un milieu majoritairement blanc. L’étape de la rencontre a eu lieu très tôt pour moi, dès ma scolarisation. Il n’y a pas eu de pré-rencontre en ce qui me concerne.Je vivais en France avec ma famille, pensant qu’on pouvait aller au Cameroun, le pays de mes parents, en traversant la rue 😀 . J’ai brutalement réalisé ma différence de couleur de peau en même temps que la violence que pouvait susciter cette dernière.
      J’ai vécu de longues années avec énormément de colère face, au racisme de mes camarades, et de mes enseignants. Mais l’amour de ma famille m’a empêchée de tomber dans l’intériorisation. Mais la colère était là. Je me battais à la moindre insulte raciste. Je lançais des remarques cinglantes à mes enseignants racistes, qui me détestaient d’autant plus que j’étais une excellente élève.
      Etant une geek à lunettes, en grandissant ma tentative d’immersion avec les autres noirs français s’est soldée par un échec cuisant. Je me faisais traiter de « bounty » et de vendue par ces noirs, et même par leurs amis autochtones en manque de repères identitaire. A partir de ce moment là, j’ai décidé de me focaliser sur MOI. Apaiser ma colère en me mettant au clair avec ce que je suis. Et m’atteler à obtenir ce que je souhaite dans la vie, en dépit de la manière dont j’étais perçue. Et je pense m’en être assez bien sortie.
      Cependant, encore aujourd’hui (depuis toujours en vrai) un petit détail me dérange: Certains autochtones français me demandent souvent d’où je viens. Quand je leur réponds par l’endroit (en France) où je suis née et ai grandi, on me répond toujours « Oui mais… » Pour moi ce simple échange est révélateur. Etant suffisamment en accord avec ce que je suis, mes origines sont faites de l’environnement qui m’a vu naître d’une part, et de l’ADN de mes parents d’autre part. Ces deux entités m’ont apporté une richesse culturelle africaine. Du Nord, de l’Ouest, et surtout du centre vu que mes parents sont camerounais. Et bien-sûr de la France. Cette multiple culture, c’est un bonus, mais c’est aussi ce que je suis dans ma chair. Je suis donc Afro-Européenne. Mes parents, ainsi que mes frères et soeurs nés en Afrique, n’ont pas de souci à répondre à cette question. Personnellement, par souci d’honnêteté, je ne peux que répondre à cette question en plusieurs phrases. Car prétendre venir du pays de mes parents n’est pas correct. Je ne me suis pas déplacée, comme mes parents et mes frères et soeurs l’ont fait. Donc je me réclame de l’endroit où je suis née et ai grandi au même titre qu’un autochtone français. A la différence près que mes parents, eux, sont venus d’ailleurs. Et mon positionnement a tendance a en agacer plus d’un. Les autochtones sont confrontés à leur racisme (in)conscient, pendant que mes homologues racisés m’emplâtrent d’une couche de Bounty. Certains m’ont même accusé de renier mes origines. Alors que parfois, j’ai juste la flemme de décliner mon identité complexe. Donc qd j’ai peu de temps et de patience pour les gens dont je perçois l’esprit retors, je me réclame de l’origine de mes parents. Ca matche mieux avec ma carnation du coup on vient pas m’asticoter.
      Mais c’est une gymnastique assez pénible, d’avoir à se justifier de ce qu’on est, surtout quand ça ne va pas dans le sens de ce que perçoit la personne en face qui pose la question. Et d’autant plus quand ma réponse est le résultat d’une longue période de questionnements sur mon identité nationale. Nous, les noirs de France, on est parfois rejetés de toutes parts, et quand on explique ce qu’on est, il y a des autochtones ou des primo-arrivants, ou des complexés qui pensent savoir mieux que nous qui nous sommes.
      A mon sens, il est nécessaire de régler une bonne fois pour toutes, ce problème d’identité nationale auquel les Noirs nés en France font face. Et ce problème d’identité est d’autant plus prononcé que nos parents, qui eux sont les immigrés, ne comprennent pas ce problème. Ma mère m’a toujours dit, pensant m’aider, qu’il fallait que je retienne que la France, ce n’était pas chez moi. Alors que si. Voilà pourquoi certains se raccrochent au fait d’être Noir pour se construire une identité. Parce que c’est tout ce qui leur reste. Nous autres noirs de France issus de l’immigration, ne sommes pas reconnus en tant que français. Nous ne sommes pas plus reconnus en tant qu’Africains. C’est sur que la question identitaire est beaucoup plus facile à aborder pour un primo-arrivant qui a grandi en Afrique, vu qu’il est au clair avec son identité. Un français descendant d’immigrés a plus de travail à faire. C’est certain. Bcp d’entre eux ne se sentent même pas français, et trouvent ça normal. Alors que c’est du racisme intériorisé. Je connais mm des français des Antilles qui disent qu’ils ne se sentent pas français. C’est du grand n’importe quoi. Les Noirs de France sont mal à l’aise d’être français. C’est comme si le reconnaître allaient faire disparaître leur héritage génétique et culturel.
      Je suis contente d’être sortie de ce malaise. Pour ça il m’a fallu sortir de la France. Et à l’étranger, j’étais française, c’était reconnu, il n’y avait pas de malaise comme en France. En somme, mon identité n’est pas si complexe. Je suis une citoyenne française. Dès que la législation me le permettra (si ça arrive un jour), je demanderai la nationalité camerounaise. Et si je m’installe ailleurs que dans ces deux pays, je demanderai la nationalité du pays qui m’accueille. Mais je resterai Afro-Européenne à vie.

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      1. Yeux de lynx

        Consternant, votre témoignage. Vous vous plaignez de ne pas être reconnue comme Française, et vous vous empressez d’ajouter (c’est de l’humour ?) que votre plus grand rêve est d’acquérir la nationalité camerounaise. Amusant. Vous utilisez en permanence le terme « autochtone » sans même vous rendre compte de la connotation raciste qu’il peut avoir…

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        1. Axelle

          Je ne suis absolument pas surprise de votre réaction face à mon témoignage.
          Je m’attendais à ce que mes propos soient interprétés et jugés exactement de cette manière. Et ça me fait bien rire.
          Visiblement j’ai affaire à quelqu’un qui ne comprend pas le concept de « double nationalité ».
          Je vous invite à revoir les définitions de « autochtone » et de « raciste » avant de porter de telles accusations à mon égard.

          Bien à vous

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          1. Yeux de lynx

            Bon d’accord, vous voulez obtenir la double nationalité, on a bien compris. Vous dites « les Noirs de France sont mal à l’aise d’être français ».C’est vrai pour certains d’entre eux, effectivement, mais le problème vient d’eux et de leur propre racisme, bien plus que de celui (supposé) des autres. Le discours autovictimaire des Rockaya Diallo and Co n’est en rien justifié : qu’ils essaient de savoir comment sont traitées les minorités ailleurs qu’en Europe, et notamment en Afrique (Côte d’Ivoire, Zimbwawe, Algérie, etc..) ou au Moyen-Orient , et ils ou elles s’estimeront hyper privilégié(es) et chanceux d’être une minorité dans cette France qu’ils n’aiment pas et dont ils ignorent tout, absolument Tout ! Ras-le-bol des victimaires et des identitaires de toutes sortes (je ne parle pas forcément de vous) : tous les racistes du monde entier rejettent la faute de leurs problèmes personnels sur un autre groupe ethnique. C’est précisément à cela qu’on les reconnaît.
            Et on connaît les conséquences, en actes.

          2. Axelle

            @YEUX DE LYNX
            😀 Et si vous avez compris ma quête de double-nationalité (qui n’a pour but que d’être en adéquation avec la manière dont je définis mon identité), pourquoi vous vous en plaignez? A la juger « consternante » ?
            Je perçois en vous une colère à l’égard des noirs racistes, qui vous fait perdre de vue mon propos depuis mon premier commentaire, que vous avez d’une part cherché à déformer en m’accusant de me plaindre, puis d’être raciste en employant le terme « autochtone » puis en disant que certains noirs sont dans « l’auto-victimisation permanente ».
            Pour le coup, j’ai écrit que les personnes noires qui ne se sentaient pas françaises font preuve de racisme intériorisé.
            Et à vous lire, vous semblez être d’accord avec moi là dessus. Mais vous en rajoutez une couche, en rejetant la faute sur eux, en disant que le problème vient d’eux, alors qu’il est général et vous le savez très bien. Moi même quand j’ai souligné ce problème de la question « D’où viens-tu? » je n’ai pas pointé du doigt un groupe en particulier. Mais vous voulez à tout prix me coller un racisme qui ne m’appartient pas. Honnêtement si vous le pensez, je m’en moque éperdumment. Car ce jugement vous appartient, et il en dit bien plus sur vous, que sur moi.
            J’ai l’impression que vous avez besoin de vous en prendre à tous les noirs de la Terre car (à en croire vos divers commentaires) vous avez été victime du racisme de certaines personnes noires.
            Votre discours me laisse penser que vous êtes tout autant dans la victimisation que les personnes à qui vous reprochez de l’être. Vous semblez emprisonné dans la colère. Et dans ce genre de discussions, elle ne vous sera que très mauvaise conseillère.

            Bien à vous

          3. Yeux de lynx

            @Axelle Pardon je n’ai nulle part écrit que tous les noirs sont racistes, et je n’ai pas non plus dit que vous l’étiez _ si ma formulation a été maladroite à votre égard, je m’en excuse. Mais non je ne suis pas dans l’autovictimisation : je constate simplement des faits de société . Bien à vous

          4. Axelle

            @YEUX DE LYNX
            Relisez bien mon commentaire. Je n’ai pas prétendu que vous accusiez tous les noirs d’être racistes dans vos propos. Par contre, la manière dont vous interagissez avec les commentateurs que vous supposez noirs laisse penser que pour vous, les noirs sont racistes jusqu’à preuve du contraire.
            Si je comprends bien, selon vous il y aurait d’un côté les noirs qui dès qu’ils parlent de racisme dont ils sont (ou ont été) victimes en France sont dans l’autovictimisation, parce que la France n’est pas un pays raciste, et de l’autre les blancs qui dès qu’ils parlent de racisme sont dans le constat, parce que certains africains sont racistes?
            Sachez monsieur qu’il y a des personnes blanches qui sont racistes au même titre que les noirs racistes dont vous parlez.
            Et si le positionnement que j’ai décrit est bien le vôtre, cela signifie clairement que vous restez campé dans un deux poids, deux mesures, basé sur la couleur de peau.

          5. Yeux de lynx

            Pas du tout. Vous caricaturez mes propos. Le fait que certains blancs soient racistes est indéniable, mais cela ne veut pas dire que la France en tant que telle est un pays raciste. Surtout comparée à d’autres pays. Des Français racistes, ce ne pas certes pas ce qui manque, mais il y en a de toutes les origines et de toutes les couleurs de peau. Et R.Diallo et D.Obonk, devenues stars médiatiques, en fait partie au même titre qu’un Jean-Marie Le Pen ou un Alain Soral .

          6. Yeux de lynx

            Lire « des Français racistes ce n’est certes pas ce qui manque » et « D.Obono » (fautes de frappe dues au fait de taper tout en faisant autre chose en même temps)

  9. Dav

    Moi je crois bien que celui qui traite son second de nègre ou quoi, n’a rien compris de la vie. La vie m’a appris à ne bafouer personne. À ne marginaliser ou ridiculiser personne. Car celui que tu néglige aujourd’hui pourrait te sauver la vie demain. C’est ce que nos frères blancs n’ont pas compris. C’est eux les nuls. Ils se croient forts, puissants, dominants aujourd’hui. « La roue tourne ». par conséquent les premiers seront les derniers s’ils ne savent pas bien se comporter. Car rien n’est éternel. Il nulest celui qui me traite de nul ou bas que lui même. C’est plutôt lui qui n’est pas intelligent. C’est lui qui n’a pas encore compris le sens d « l’être humain « . Celui qui te traite de sal nègre considère le comme un « attardé mental « .

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  10. Yeux de lynx

    Que cela vous plaise ou non, il est certainement plus facile d’être noir dans un pays majoritairement blanc que d’être blanc dans un pays majoritairement noir ! Un noir vivant en France ne risque pas d’être tabassé (ou pire) par une foule raciste, alors qu’un blanc vivant en Côte d’Ivoire risque en permancence de subir ce genre d’agression raciste. Les agressions racistes en Côte d’Ivoire atteignent un degré de violence inimaginable en Europe.

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